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Notre classe

Communiqué de l'UD CGT 44

Deux militants CGT condamnés à 4 mois de prison pour avoir manifesté

La répression continue de tomber sur les militants syndicaux et politiques, particulièrement ceux qui osent prendre la rue contre les réformes de Macron. C'est ce que dénonce la CGT 44 dans le communiqué que nous relayons ici.

Crédits photos : AFP/Archives

En condamnant aujourd’hui nos camarades à 4 mois de prison avec sursis, les juges du tribunal de Nantes ont confirmé la volonté politique du ministère public de faire des exemples pour tenter d’intimider l’ensemble du mouvement social. Manifester aujourd’hui, c’est prendre le risque d’être lourdement condamné.

Bien qu’il s’en défende en affirmant ne vouloir juger que les faits, le procureur a débuté son réquisitoire en pointant fortement 25 manifestations nantaises ayant entraîné des blessures policières et interrogeant l’un des camarades accusés sur le dispositif de service d’ordre de la CGT. Un double discours qui ne peut cacher les véritables intentions du ministère public, et donc du gouvernement, de sanctionner pour l’exemple.

Le procureur omet par ailleurs de dresser la liste des innombrables blessés côté manifestants dont les plaintes sont systématiquement classées sans suites. La justice serait-elle à deux vitesses selon que l’on soit du côté du pouvoir ou du côté des opposants à ses réformes ?

Plus que jamais nous dénonçons les stratégies préfectorales de maintien de l’ordre à Nantes qui, au lieu de s’attacher à maintenir la paix, créent un climat anxiogène et, parfois, répriment et provoquent.

Nous rappelons que l’interpellation de nos camarades s’est déroulée dans un contexte où la manifestation prenait fin et où tout le monde rentrait calmement chez soi. La préfecture, en ordonnant ces interpellations, prenait le risque de provoquer des tensions inutiles.

Alors que la CGT et d’autres travaillent depuis plusieurs mois à ce que les manifestations nantaises se déroulent dans un cadre pacifique, on peut légitimement se poser la question de la volonté préfectorale d’œuvrer à ce même objectif.

Le jugement d’aujourd’hui alimente cette stratégie de la tension. Nous étudierons dans les prochains jours, avec nos camarades, les suites juridiques que nous donnerons à ce jugement inique et politique.




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