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Politique

Les CRS à l'hôpital. Le service public selon Macron

Du jamais vu à Paris : les flics cachés à l’hosto avant d’aller taper les manifestants

Mais ils sortaient d’où, tous ces escadrons de gendarmes et de policiers, Boulevard de l’Hôpital, dans le XIIIème, là où la Préfecture avait choisi de casser du manifestant et de couper la manif du Premier mai en deux ? C’est bien simple : ils étaient cachés à l’hôpital.

[Crédits photos : JPC pour RévolutionPermanente]

Les fourgonnettes de la gendarmerie et des CRS n’étaient pas uniquement stationnées dans les rues adjacentes du cortège parisien. Au niveau de l’hôpital de la Pitié-Salpétrière, la Préfecture avait tout simplement obtenu l’autorisation de caserner ses troupes au sein même de l’hôpital. Bien à l’abri des grilles et des regards indiscrets.

L’AP-HP, qui gère les hôpitaux parisiens, a donc donné son accord pour que les flics puissent stationner dans les locaux et les parkings de la Pitié le temps de nettoyer le Pont d’Austerlitz et de matraquer les manifestants. Le spectacle, quand on regardait de l’autre côté des grilles de l’hôpital, était saisissant : des malades, d’un côté, des personnes arrivant aux Urgences, et, de l’autre, des rangées de CRS attendant, sagement, dans leurs fourgons, gyrophares allumés, l’ordre d’aller matraquer.

C’est en tout cas une « belle synergie » entre différents corps du « service public » que Martin Hirsch, directeur de l’AP-HP, a permis, ce Premier mai, en donnant aux forces de police l’autorisation de stationner là où ils n’ont rien à y faire. Après les flics dans les facs, les flics dans les hostos. Sous Macron, on n’arrête pas le progrès.




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