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Notre classe

Mépris de classe

Les travailleurs de la santé répondent à Fillon : « Nous avons besoin de personnel car nous travaillons avec les humains »

Dans l'Emission politique de France 2, les travailleuses et travailleurs de la santé témoignent de la dureté de leurs conditions de travail. François Fillon leur répond froidement qu'ils sont dans l'idéologie et que face à « la dette », il n'y a pas d'alternative.

L’extrait de « l’Emission politique » où François Fillon rencontre les soignants a fait réagir les réseaux sociaux : le candidat de droite ne ressent manifestement aucune empathie pour ces travailleurs de l’hôpital. Bien au contraire, quand ceux-ci dénoncent l’épuisement, la pénibilité, l’augmentation des suicides de travailleurs, lui répond : « vous voulez que je fasse de la dette supplémentaire ? » ou encore « on est dans un débat totalement idéologique » !


Ce qu’il voudrait nous faire croire, c’est que l’austérité est la seule solution à la crise, et qu’il faut se serrer la ceinture pour redresser l’économie. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que ce sont toujours les travailleurs qui trinquent ! Ainsi, quand Fillon tente d’expliquer que « la durée de vie s’est allongée de manière considérable », un travailleur lui répond : « oui, la vôtre, peut-être ! ». En effet, comment ne pas voir que le candidat des Républicains, comme presque tous les candidats à la présidentielle, est un bourgeois, qui défend les bourgeois ? De plus, Fillon a bien du culot de dire aux travailleurs qu’ils n’auront que le choix de travailler toujours plus en étant toujours moins payés, tandis que lui détourne allègrement l’argent public, se fait payer 48 500 euros de costumes, et vit dans un château !

Cette scène, filmé par les équipes de France 2, est d’ailleurs révélatrice de la déconnexion totale du candidat avec la réalité vécue par les travailleurs. Et les soignants l’ont bien compris

Mais Fillon a raison, il y a bien une idéologie derrière ses propos : celle du capitalisme, qui s’oppose à la réalité que vivent les travailleurs surexploités. En effet, pour les candidats des classes dominantes, peu importe si les travailleurs ne peuvent plus supporter leurs conditions de travail, et peu importe si les conditions de soins pour les patients se dégradent : ce qui importe, c’est « la dette », c’est la croissance, c’est le profit qui va dans les poches des capitalistes.

C’est pour cela que la réponse, sans détour, des soignants face à Fillon, pour le ramener à la réalité vécue par ceux et celles qui font tourner la société au quotidien, qui produisent, transportent, soignent, est si importante. Cela doit être la réponse de notre classe, et c’est celle que nous cherchons à défendre avec la candidature de Philippe Poutou, candidat ouvier pour 2017 : nos vies, pas leurs profits !




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