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Société

Répression policière et judiciaire

NDDL. Deuxième phase d’expulsion terminée : répression et condamnation

La deuxième phase d’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes s’est achevée ce vendredi. Au total 10 autres lieux de vie des zadistes ont été vidés et détruits par les forces de répression. En plus de cela, la justice a condamné un des zadistes à un an de prison ferme.

Pour cette nouvelle opération militaire, près de 2000 gendarmes ont été déployés dès jeudi matin pour continuer l’expulsion de la ZAD, opération qui s’est terminée ce vendredi. Deux nouvelles interpellations auraient eu lieu. Ce sont aussi dix autres lieux d’habitations qui ont été détruits, qui viennent s’ajouter aux 29 déjà rasés début avril. L’accès au site a encore une fois été interdit à la presse.

La préfecture a indiqué dans un communiqué que « les opérations à Notre-Dame-des-Landes ne seront terminées que le jour où l’État de droit sera totalement respecté, c’est-à-dire lorsque la libre circulation sera rétablie et que l’ensemble des terres et des bâtiments sera occupé de manière légale ». État de droit qui s’assimile à de la répression pure et dure de toute forme de contestation, que ce soit celle des ZAD ou des autres mouvements sociaux.

Des zadistes livrent le bilan sur le site de la ZAD de NDDL de cette seconde opération : « Des blessé.e.s, dont certain.e.s sérieu.x.ses, des interpellations, des habitats expulsés puis murés, des habitats détruits, des gardes à vue, des jugements en cours, des peines de prison ferme, des OQTF (obligation de quitter le territoire français), ...

- Deux blessé.e.s graves évacué.e.s en brancard, dont un à l’hôpital
- Au niveau de la légal, le bilan est en cours »

Un zadiste condamné à un an de prison ferme

A cette répression matérielle et physique s’ajoute la répression judiciaire qui s’abat sur les militants zadistes. L’homme en question, agé d’une trentaine d’années, avait été interpellé le 15 avril et placé en détention provisoire après avoir demandé un délai.

Les faits incriminants : celui-ci était présent lors des affrontements ayant eu lieu le 15 avril et se serait trouvé dans un groupe de manifestant qui a jeté des « projectiles » et il portait un gilet pare-balles, un bouclier de fortune et des protège-tibias… face à des gendarmes sur-armés soutenus par des blindés.

Il est l’un des nombreux militants qui va servir « d’exemple » à ce gouvernement pour faire régner son « État de Droit », où le Droit protège leur propre ordre en réprimant toutes les formes de contestation.




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