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Société

NDDL. La police face aux tracteurs

Maryline Dujardin Après le week-end où les manifestants contre la construction de l'aéroport à Notre Dames des Landes ont réussi un coup de force et de démonstration en rassemblant près de 20 000 personnes dans les rues, puis sur le pont de Cheviré . Les actions se poursuivent chaque jour pour continuer à démontrer la bêtise du projet et annuler les expulsions des onze familles et des quatre agriculteurs installé sur la ZAD. Seulement depuis lundi l'État à choisit de réprimer ces manifestants pacifistes et les démonstrations de force de la part de la police s'intensifient.

L’état de la lutte

Lundi, des agriculteurs ont mené des blocages sur plusieurs axes routiers autour de Nantes, à l’aide de 80 tracteurs et véhicules. Trois agriculteurs ont étaient mis en Garde à vue pour avoir participer à ce mouvement de ralentissement, leurs tracteurs leurs ont été confisqués, comme pour donner l’exemple. Les soutiens ne se sont pas fait attendre pour se mobiliser devant le commissariat. Durant la nuit de lundi à mardi les manifestants ont installé des banderoles "Notre-Dame-des-Landes : ni procès, ni expulsion" sur plusieurs ponts du périphérique nantais. Et mardi matin le mouvement « opération escargot » à continué sur le périphérique nantais, sans pour autant bloquer le trafic, et c’est 19 arrestations de conducteurs menant le mouvement qui ont eu lieu. Pour France bleu Une participante de l’opération témoigne : 

« On avait commencé l’opération depuis quelques minutes quand des policiers nous ont contraint à aller sur le côté vers une station service ou nous avons du attendre. Là, 5 camions de gendarmes mobiles débarquent, survoltés. Ils se mettent à courir, à nous encercler dans la station service alors qu’on buvait tranquillement des cafés. Ils nous séparent en deux groupes : les conducteurs et les passagers. Les conducteurs sont embarqués, leurs voitures sont mises à la fourrière. Et nous, passagers, on se retrouve coincés, sans véhicule. »

La police à donc choisit de passer à l’offensive en « punissant » quelques uns des participants comme pour donner l’exemple.

Répression policière et choix politiques

Tout ce qui va à contre sens de la politique mené par Hollande est répressible et les mesures s’intensifient. Lundi Bernard Cazeneuve a annoncé la création d’une antenne régionale du GIGN dans quatre villes dont Nantes. Des pelotons d’intervention interrégional de gendarmerie (PI2G) qui serait des unités d’une trentaine d’hommes soumis à un régime d’alerte et disponibles en permanence. Ils auraient principalement pour mission les interpellations judiciaires, les arrestations de forcenés, les escortes de détenus dangereux, la lutte contre la criminalité organisée et le contre-terrorisme… Le ministre n’a pas précisé la date de la création de cette antenne mais l’annonce de sa création correspond étonnement aux moments ou les luttes dans la région Nantaise s’intensifient. En manque d’argument face aux mobilisations le gouvernement à donc choisit de passer à l’offensive quitte à traiter des militants écologistes pacifistes comme des terroristes et à accentuer les interpellations et les garde à vue.

Le jugement portant sur les arrêtés d’expulsion des occupants du site de Notre Dame des Landes que réclame la société Aéroports du Grand Ouest, filiale du groupe Vinci et concessionnaire du site devrait être rendu ce mercredi 13 janvier. Aussi des expulsions pourraient intervenir dès le 14.




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