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Politique

La noblesse du XXIe siècle

Privilèges à vie pour Messieurs les ex premiers flics de France !

Les ex-locataires de la Place Beauvau disposent d’avantages à vie, tout comme en bénéficient les anciens Premiers ministres et les anciens Présidents de la République…

La règle n’est pas écrite, mais l’usage est que tous les politiciens ayant un jour exercé la fonction de ministre de l’Intérieur sous la Ve République disposent d’avantages payés par l’État. Ils sont aujourd’hui dix-huit à bénéficier de ces privilèges, qui recouvrent, entre autres, la mise à disposition d’une voiture et d’un chauffeur (qui sert aussi d’officier de sécurité) privés.

Parmi ces privilégiés, on retrouve Chirac, Sarkozy (qui, ayant cumulé les casquettes de Premier ministre et Président de la République, en cumulent aussi les avantages) mais aussi Baroin, Chevènement, Villepin, Guéant, Valls, Cazeneuve et, depuis sa démission en début de semaine, Bruno Le Roux, qui apparemment ne se contente pas de voler de l’argent public au travers d’emplois fictifs.

Qu’ils soient restés plusieurs années ou quelques jours en poste, tous peuvent faire une requête au ministère de l’Intérieur, qui obtempère sans rien demander. Certains exploitent à 100 % cette « largesse républicaine », en se faisant même accompagner lors de leurs déplacements à l’étranger, ce qui décuple les factures. Selon un rapport de la Cour des comptes de 2010, le coût annuel d’un officier de sécurité est de 71 879 euros, auquel il faut ajouter le prix de la voiture, et éventuellement d’autres fonctionnaires s’il faut assurer une disponibilité permanente.

La France est le seul pays à offrir un tel luxe à ses ex-premiers flics. Le coût total est difficile à estimer de façon fiable sans avoir accès aux données du ministère de l’Intérieur, puisque chaque ex-ministre utilise son privilège de façon différente. Chaque dispositif est spécifique, et certains cumulent les avantages avec ceux d’autres postes, anciens ou actuels…

Quelle autorité a tout ce beau monde pour ensuite exiger de la majorité qu’on se « serre la ceinture », qu’on « fasse des efforts » pour résoudre une crise qui n’est pas la nôtre sur notre dos ? Pour en finir avec les emplois fictifs et les privilèges, nous devons nous attaquer à ce système et en finir avec la caste politicienne. Révocabilité des élus et plafonnement de leur salaire et avantages au niveau d’un salaire ouvrier !




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