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Politique

Pas de fachos dans nos facs !

Toulouse. Plus de 500 manifestants prennent la rue en solidarité avec étudiants montpelliérains

L’attaque d’une milice d’extrême droite – encouragée par le doyen de la faculté – contre des étudiants montpelliérains en lutte contre la sélection a déclenché une vague de solidarité partout en France. A Toulouse, un cortège de plus de 500 personnes, composé massivement par des étudiants et personnels du Mirail, a ainsi pris la rue ce 23 mars.

Le cortège toulousain a emprunté les grands boulevards du centre-ville / Crédits : RévolutionPermanente

Vers 15 heures, les premiers messages ont commencé à tourner. Un rassemblement de soutien spontané aux étudiants montpelliérains attaqués par l’extrême-droite lors d’une occupation d’amphi la nuit précédente s’est organisé à Toulouse, devant la préfecture. A 18 heures, plusieurs centaines de personnes étaient présentes, dont de nombreux personnels et étudiants grévistes de l’Université du Mirail.


Le rassemblement devant la préfecture de Toulouse / Crédits : RévolutionPermanente

Dès 18h30, l’idée d’une manifestation fait son chemin. C’est ainsi qu’aux alentours de 19h, un cortège s’élance vers les grands boulevards, au cri de « Montpellier vivra ! Montpellier vaincra ! », « Pas de fachos dans nos facs » ou encore « siamo tutti antifascisti » =

Le départ de la manifestation toulousaine

La manifestation a ainsi dépassé Jean Jaurès, pour ensuite remonter vers la gare par la rue Bayard. Un dispositif policier important s’est alors déployé, suivant de près les plus de 500 manifestants venus apporter leur soutien aux étudiants réprimés.


Le cortège remontant les boulevards du centre-ville / Crédits : RévolutionPermanente

Peu avant la gare Matabiau, la police a bloqué l’ensemble des accès. Les manifestants se sont alors retrouvés devant la médiathèque, décidant de dissoudre le cortège et de partir directement à l’Université du Mirail pour occuper massivement le campus cette nuit.


Fin de manif’ devant la médiathèque / Crédits : RévolutionPermanente

Toulouse a ainsi répondu présent en solidarité aux étudiants montpelliérains, ainsi qu’aux occupations de facs délogées violemment par les forces de répression, comme à Bordeaux, Grenoble, Caen et Strasbourg ! Une vague de solidarité qui ne s’est pas cantonnée à la ville rose, puisqu’une manifestation a également eu lieu à Paris, ainsi que des rassemblements à Rennes, Nantes ou encore à Lille.

Dès le lendemain, le 24 mars, la Coordination Nationale Etudiante (CNE) se réunit à l’Université du Mirail, permettant de penser les perspectives de la mobilisation alors que la journée du 22 mars, réussie, annonce un combat social d’ampleur contre Macron et ses réformes. La question de la répression, que ce soit par la police ou par des milices d’extrême droite, sera forcément au coeur des débats. Un rendez-vous qui doit ainsi amener à une réflexion sur l’auto-défense du mouvement, qui devient une donnée essentielle pour maintenir et amplifier le rapport de force, et ce jusqu’à la victoire totale contre le gouvernement.

Vidéo de soutien des étudiants et personnels grévistes du Mirail, depuis le rassemblement local de solidarité ce 23 mars




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