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Gilets jaunes

5 ans après, entrevue avec Gaston, Gilet jaune de Brest : « Ça va repartir d’une autre manière »

Dans le cadre du cinquième anniversaire du début du mouvement des gilets Jaunes le 17 novembre 2018, nous réalisons une série d’entretiens avec des Gilets Jaunes du Finistère.

Révolution Permanente Brest

15 novembre 2023

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5 ans après, entrevue avec Gaston, Gilet jaune de Brest : « Ça va repartir d'une autre manière »

Crédits photo : Ambredav

Est-ce que tu peux te présenter rapidement ?

Moi c’est Gaston, je suis ouvrier serriste et j’habite et travaille dans la région de Morlaix. Je loge à Plounéventer pour le boulot.

Comment et pourquoi es-tu arrivé dans les GJ ? Es-tu arrivé seul ?

Je suis arrivé seul le 17 novembre 2018 suite à un appel d’un mécanicien en colère sur les réseaux sociaux. Vu le prix des carburants aux alentours de 1,40€. Je suis sorti aussi pour défendre les départs en retraite à 60 ans et non 62 et 64 ans.

Avais-tu déjà milité avant les GJ ?

Non je n’étais pas militant mais j’étais sympathisant de la gauche plus extrême. J’aimais assez les discours d’Olivier Besancenot et de Nathalie Arthaud à l’époque.

Qu’as-tu pensé des accusations envers les GJ de ne pas être écologistes ?

Je pense que ce n’était pas notre sujet à la base. On sortait pour les prix du carburant qui avaient explosé. Il fallait bouger.

T’es-tu globalement senti dénigré en tant que GJ ?

Pas au départ. Ça se passait assez bien les 3/4 premiers mois. Plus le mouvement c’est essoufflé, plus on était pris pour des cas sociaux alors que c’était des travailleurs, étudiants et retraités. Avec l’appui de la presse, des médias pour nous dénigrer.

Qu’est-ce que tu retiens de cette expérience des GJ, en quoi ça t’a changé ? En quoi ça a changé ta vie ?

Les GJ, ça n’a pas changé grand-chose. J’y suis toujours car rien n’est réglé. Ça m’a permis de rencontrer des gens bien qui étaient à peu près du même milieu que moi mais aussi d’autres milieux. Et d’autres pas très fréquentables. D’où les divisions alors que c’était un mouvement apolitique.

Les GJ ne faisaient-ils pas pourtant de la politique ?

On était sortis pour pas montrer nos tendances politiques, c’était juste une union du peuple.

Penses-tu que les GJ ont perdu ? Si oui, pourquoi ? Les revendications des GJ ont-elles été satisfaites selon toi ?

Au niveau des revendications, je pense qu’aucune n’a été retenue suite au grand débat, c’était du grand enfumage pour renvoyer tout le monde à la maison. La prime d’activité a été légèrement augmentée pour ça.

Penses-tu que l’organisation des GJ était suffisante, notamment pour militer sur le plus long terme ?

L’organisation à la base était bonne. Mais je pense que c’est les tendances politiques de certaines personnes qui ont fait des divisions et que ça s’essouffle. Ils ont réussi à faire débloquer 10 milliards d’euros, ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé dans le pays.

De quelle tendances politiques parles-tu ?

Il y a pas mal la droite extrême qui est venue essayer de récupérer le mouvement et ça a divisé les gens. On n’était pas sortis pour ça.

Si ce n’était pas déjà le cas, t’es tu engagé pendant ou après les GJ dans un parti politique, syndicat, association ou collectif ?

Non, je suis resté à ma base de sympathisants des GJ ou je suis toujours. Il faut juste que y ait un regain de conscience pour que les gens ressortent, avec ou sans gilet, peu importe. Car on va droit dans le mur, un jour ou l’autre.

5 ans après où en est t-on ? Penses-tu que les conditions de vie qui ont fait que les GJ se sont mobilisés se sont aggravées ? Est-ce qu’aujourd’hui la vie est plus difficile pour toi ?

Depuis 5 ans pour moi rien n’est réglé. Les conditions de vie se sont plus que détériorées. L’inflation est venue se greffer là dessus, les salaires sont très bas, les gens ont du mal à boucler les fins de mois.

Où en sont les Gilets Jaunes à Brest ?

On est plus qu’une petite poignée. Il y a quelques personnes qui traînent à Penn Ar C’hleuz [un des premiers rond-points occupés par les GJ à Brest] mais qui n’ont rien à voir avec les GJ de la base : des pro-Poutine et des antivax. Certains étaient dans les GJ.

Est-ce que tu as vu un tournant dans les GJ au moment du Covid ?

J’ai été avec les GJ jusqu’en juin 2019. Il y avait pas mal de monde au premier anniversaire (3 ou 400 personnes). Le Covid a remis tout le monde à la maison. À la première levée du confinement au mois de mai on est ressortis et on avait fait un rassemblement au port de commerce. Quatre fourgons de CRS ont débarqué, il y a eu des amendes. Quelques GJ sont ressortis au moment de la réforme retraites. Il n’y a plus grand monde sauf à Paris où il y a toujours un noyau de 300 personnes.

Est-ce que tu as vu un changement après le premier confinement avec l’arrivée de « complotistes » ?

Beaucoup sont rentrés dans un délire de vaccins, pro vaccins, antivax. Le mouvement GJ s’est rallié à beaucoup de causes. Ils se sont ralliés aux écolos mais ils ne venaient pas avec eux après. Ils se sont ralliés aux antivax qui les ont ensuite délaissés. Puis avec la guerre en Ukraine on s’est retrouvés dans des manifs avec des pro-Poutine, on se reconnaissait plus du tout là-dedans. Ça ne faisait que diviser encore plus.

Tu avais participé à la marche de Brest à Morlaix les 27 et 28 novembre 2021 ? Pour « créer un monde alternatif » d’après la presse locale.

On était partis sur l’inflation, on voulait parler aussi des cahiers de doléance qui n’avaient jamais été remis. On s’est aperçus que l’on était avec les antivax. Ils nous ont même demandé d’enlever nos gilets jaunes. On était 80 environ à marcher dont 10 GJ. Tout le reste c’était des antivax. Ça m’avait foutu les boules parce que j’avais fait 60 bornes pour rien.

Tu avais participé au convoi de la Liberté ?

Je suis allé jusqu’à Paris. Il y avait des GJ. On est parti le jeudi 10 février 2022. Il y avait beaucoup de GJ sur ce convoi mais beaucoup bifurquaient… c’était des antivax, ça ne parlait que de ça plutôt que d’inflation, de pouvoir d’achat, du carburant, des choses comme ça. On ne revenait jamais là-dessus. Je suis allé jusqu’à Paris avec mon frère et j’ai fait demi-tour, j’ai pas continué avec eux jusqu’à Bruxelles, ça m’intéressait pas, pas pour ça.

Tu avais fait aussi « La Grande Marche des Oubliés » ?

J’avais voulu faire la marche au départ de Brest, à pied. Mais j’ai été bloqué à cause du confinement. Certains, partis de Montpellier, ont réussi à arriver jusqu’à Paris où ils ont tous été embarqués. Avec des GAV de 48 heures. Ils exigeaient de savoir où étaient passés les cahiers de doléances. Mais Macron n’a rendu compte de rien. Rodrigues était passé du côté de Versailles mais s’est fait embarqué, comme lors du convoi de la Liberté quand il est arrivé près des Champs-Élysées. Il a été en GAV, accusé d’être un des instigateurs. Rémi Monde [l’initiateur du convoi] n’a lui pas été inquiété. Il y avait 32 km de convoi pour la Bretagne pour monter jusqu’à Paris. Il nous a bien laissé aller au casse-pipe, on était bien attendus à Paris ! Tous ceux qui avaient des gilets jaunes ont été embarqués. Rémi Monde je pense que c’est un complotiste plutôt. À Paris, plein de GJ se sont faits embarquer direct. J’ai aussi participé à la manif GJ le 15 juin 2023 : on était environ 300 devant le château de Vincennes pour autant de flics qui nous encadraient armés de [fusils] Famas. Comme quoi on doit sûrement déranger quelque part. Je suis allé aussi à Paris à la manif du 7 janvier 2023 à l’appel de Djamel et à celle du 25 février. En janvier on était environ 3000, moitié moins en février et environ 300 pour la dernière que j’ai faite au mois de juin mais avec que des GJ, avec les gilets apparents. Les deux premières manifs en janvier ont été nassées dès le début, avec des coups de lacrymo en janvier surtout.

As-tu participé au dernier mouvement contre la réforme des retraites ? Si oui, quel rapide bilan en tires-tu ?

J’ai participé, du début de l’année jusqu’à la dernière manif en juin. Au boulot, sur 22, on était 2 à vouloir bouger sur les retraites. Alors que l’on ira vers 67 ans comme en Allemagne. Bilan négatif au final : on s’est donné beaucoup pour pas grand-chose. Un peu déçu des syndicats traditionnels qui se sont pliés aux règles de l’Etat. Au mois de juin quand ils voyaient que ça passait pas il fallait durcir le mouvement. Je pense qu’ils devaient avoir peur de se mettre la population à dos lors des vacances d’été. Il aurait fallu bloquer les péages d’autoroute. C’est pas à la base, c’est en haut, le mec syndiqué il a rien à se reprocher, c’est au dessus, les Martinez, Berger et toute la clique. Elle est bien gentille celle qui est arrivée après Martinez mais si c’est pour se plier aux mêmes règles ? Ils s’en fichent, ils ont la monnaie qui tombe, 5000€ qui tombent tous les mois pour être à la tête d’un syndicat, plus ton salaire d’où tu travailles. Ils sont un peu déconnectés comparé à nous. Et comme l’État participe aux subventions, ils doivent toujours avoir la menace d’en avoir moins donc automatiquement ils se plient.

As-tu été touché par la répression lors du mouvement des Gilets Jaunes, par les violences policières ?

Oui j’ai été touché car bien souvent elles n’étaient pas justifiées. Faut pas oublier qu’il y a eu plus de 30 éborgnés, un décès lié à un tir de LBD. Cette répression n’était pas justifiée. J’ai moi juste eu un peu de lacrymo dans la figure, sur Brest et Landerneau lors de la visite de Ferrand et de Gabriel Attal alors qu’il n’y avait eu aucune violence au mois de mai dernier, je crois que c’était le samedi 13 mai. J’ai encore une photo ou on me voit sortir d’un nuage de lacrymo alors que j’avais rien, j’étais avec un tambour.

Comment juges-tu la situation aujourd’hui : se sont-elles aggravées ? Trouves-tu Macron et le gouvernement plus autoritaires ?

Comparé à 2018, les violences policières se sont accentuées sous la demande de l’État. Didier Lallement était quand même bien atteint on va dire, pour faire de la répression avec le nassage, ce qui est d’ailleurs illégal. J’ai fait des manifs sur Paris et j’ai vu un peu ce qui se passait. Le gouvernement est autoritaire et ne tient que par sa police (par son armée). Pour moi c’est un gouvernement autoritaire, la démocratie c’est pas ça normalement. C’est un gouvernement qui a tendance à se rapprocher de l’extrême droite. Ils ont plus ou moins les mêmes réactions, se piquent plus ou moins leur programme. Il est archi libéral et proche de l’extrême droite sur certains points.

Crains-tu l’arrivée de l’extrême droite au pouvoir ? Si oui, comment la faire reculer ?

Oui on peut craindre l’arrivée de l’extrême droite car j’ai remarqué que les classes populaires sont prises à la gorge, ont des salaires très bas. Car le RN leur fait miroiter des choses mais l’extrême droite n’a jamais donné rien de bon, il faut voir les années sombres. Elle profite de la division de LFI pour récupérer des gens de chez eux, c’est leur fond de commerce de se nourrir de la détresse des gens.

Est-ce que tu crois pas que c’est problématique de faire un mouvement comme les GJ sans se délimiter clairement de l’extrême droite ?

Il faut se délimiter parce que je vois pas ce que l’extrême droite viendrait faire dans un mouvement comme le nôtre. C’est peut-être pas clair pour tout le monde mais pour moi ça l’est. Je trouve que l’extrême droite n’a jamais donné rien de bon. Si les gens se raccrochent à un parti comme ça, franchement on est mal barrés. Les élections de 2027 arrivent quand même très vite.

Comment inverser la tendance ?

Il devrait y avoir moins de division au niveau de LFI. Il y a trop de crises d’égos là-dedans et c’est pas bon du tout. Les grand leaders du parti veulent un peu tirer leur épingle du jeu alors qu’il faut s’associer derrière une seule personne sinon ça va pas le faire. Ils ont la chance d’avoir surtout la jeunesse et les étudiants avec eux.

Pourquoi selon toi beaucoup d’ouvriers votent RN ?

Je vois dans le boulot, les gens mettent la faute sur les immigrés qui sont là à travailler, pour eux ils sont la cause de tout. Alors que c’est pas ça du tout, la cause de tout ce sont les grandes multinationales, les grands groupes qui s’en mettent plein les fouilles et en fin de compte, leurs ouvriers de base ils ne récoltent que les miettes et c’est toujours les gros actionnaires qui récupèrent la monnaie. C’est ça le problème. Le problème c’est pas les immigrés, les immigrés on les voit, ils travaillent partout , de ce côté là y a pas de soucis. Mais c’est sûr que c’est plus facile de taper sur un immigré, comme ça au moins... on a bonne conscience on va dire. Enfin ils ont l’impression d’avoir bonne conscience, alors que c’est pas ça.

Parles-tu au boulot avec des gens qui te tiennent ce genre de discours ? Est-ce que tu arrives à les faire bouger un peu ?

On travaille avec beaucoup d’immigrés. On n’a pas de racisme. On a beaucoup de gens des pays de l’est et des travailleurs marocains qui sont venus en travailleurs détachés. Il y a beaucoup de nationalités, ça se passe bien, y a pas de soucis, il y a juste la barrière de la langue... Mais dans d’autres entreprises ou j’ai travaillé ils mettaient la faute sur l’immigré qui viendrait piquer le pain des Français. Ils vont s’imaginer que si le SMIC est bas c’est à cause de ces gens qui viennent travailler, qu’on ne peut pas les augmenter car il faut payer ces gens-là. Mais c’est complètement débile leur concept, ça vient pas de là du tout. Ils sont amenés par des boites intérimaires de leur pays d’origine, c’est à dire soi du Maroc, de la Roumanie, de Bulgarie, des pays de l’est. Ils ont les mêmes salaires que nous mais les cotisations patronales sont beaucoup plus basses dans ces pays là, donc automatiquement c’est du pain béni pour le patron. J’ai rencontré des ouvriers qui mettaient ça en avant. Et au niveau racisme il y en a, même s’ils ne le montrent pas forcément mais ça se voit.

Pourquoi penses-tu qu’ils sont racistes ?

On leur a tellement bien bourlingué là dessus. Rien que par certains médias, y a qu’à regarder C News on est pas idiot. Quand on invite des mecs comme Zemmour à débattre à longueur de temps ou même qu’il ait son heure d’émission sur leur chaîne. Ou des mecs comme Robert Ménard aussi, Philippot. Philippot, Dupont-Aignan, Asselineau ont essayé de surfer sur la vague du Covid pour se donner de la visibilité car ils étaient aux oubliettes mais apparemment ça n’a pas marché, tant mieux.

Est-ce que tu penses que l’utilisation d’un vocabulaire de classe, de lutte des classes serait à même de contrer l’extrême droite et de parler aux classes populaires, aux GJ ?

Je pense oui. Pour leur faire ouvrir les yeux il faut parler cru, sinon ça sert à rien. Peut-être ça leur fera un déclic. Quand tu vois les milliards de bénéfices de multinationales qui sont redistribués que aux actionnaires et que le petit ouvrier derrière n’a rien, n’a que des miettes, il serait peut-être temps qu’ils se posent des questions. Y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr pour comprendre ça. J’ai l’impression que le petit employé a peur, est soumis, ne participe pas aux manifestations parce qu’il a peur de perdre sa place. Comme si leur place était enviable ? Comme si un SMIC était enviable ? Le RN a réussi à inverser la vapeur en allant gratter dans les petites villes, dans le milieu rural surtout, où c’était un peu la France des oubliés on va dire, en leur faisant miroiter des jours meilleurs qu’ils n’auront jamais. Pourtant avec la droite traditionnelle et l’extrême droite il n’y a pas de social à attendre. La droite c’est le milieu capitaliste attention, faut pas oublier. Pour le RN tous les gens qui sont au RSA, aux minima sociaux, pour eux c’est un peu la gangrène de la France. Ces gens là pour eux ce sont des assistés de A à Z, ils vont pas aller chercher plus loin. Celui qui gagne 100.000€ par mois va dire que c’est celui gagne en 10.000 le problème. Celui qui gagne 10.000€ va dire que c’est celui qui en gagne 1500 on va dire. Et celui qui gagne 1500€ va dire que c’est à cause de celui qui est assisté que l’on a des petits salaires parce qu’il faut les payer. Mais c’est pas ça du tout. Tant que la gauche ne reprendra pas le pouvoir, on est mal barrés.

Que faire face aux crises actuelles : guerres, écologique, économique ? Penses-tu qu’il est encore possible de faire quelque chose collectivement pour y remédier ?

On doit pouvoir y remédier mais le problème c’est comment réunir des gens. On va réussir à réunir les gens sur une réforme retraites mais pas sur l’inflation, sur le mal-être. On dirait qu’ils sont soumis, j’arrive pas à comprendre. Il suffirait d’une étincelle. Beaucoup de gens restent derrière leur ordi. On était 3 millions contre la réforme des retraites sur 19 millions d’actifs mais ça n’est pas assez. Et c’est toujours le secteur public qui se mobilise pour faire bouger le privé.

Que feras-tu le 17 novembre 2023, pour les cinq ans des Gilets Jaunes ?

Si y a quelque chose de prévu, je pense ressortir, voir les gens qui étaient là au début. Maintenant je crois qu’il y a eu un appel national mais je ne l’ai pas vu trop circuler pour le moment.

Est-ce que tu penses que le mouvement des GJ peut repartir ? Si oui, sous quelle forme ? Comment vaincre Macron ?

Ça peut repartir mais sous une autre forme. Après on peut sortir avec son gilet, c’est un état d’esprit. Mais pour ça il faut de l’union, mais vu la répression qu’ils nous mettent dessus ça limite les gens à sortir. De prendre des coups de matraque. Ils sont rentrés sous une certaine forme de soumission, je sais pas, c’est la question que je me pose. Ça va repartir d’une autre manière.


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