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VIDEOS. Répression policière : Blanquer envoie les CRS pour mater le mouvement lycéen

Limoges, Nîmes, Saint-Nazaire, Saint-Denis ou Paris, la réponse au mouvement des lycéens qui revendiquent un protocole sanitaire à la hauteur de la crise est toujours la même : gaz lacrymogènes et arrestations violentes. Blanquer annonce de nouvelles mesures illusoires.

samedi 7 novembre

Crédits photo : Hocine Rouagdia (Twitter)

Depuis la rentrée de lundi, les lycées se mobilisent pour obtenir un protocole sanitaire à la hauteur de la crise. Professeurs, administratifs et élèves se mettent en grève, bloquent les collèges et les lycées. Suite à l’annonce du confinement mercredi dernier, mis à part le port du masque et l’aération des salles, aucune mesures sanitaires n’ont été prises dans le milieu scolaire. Un comportement en totale contradiction avec le discours du gouvernement qui pose la situation sanitaire comme atteignant son plus haut pic.

Descentes de CRS, arrêter et gazer les élèves, voilà la réponse du gouvernement. Une répression à l’image de nombreuses manifestations : des vidéos montrent des lycéens plaqués au sol et des hordes de CRS braquant les élèves. A Nîmes, des rues sont bloquées par des poubelles et la police s’est emparée de l’entrée du lycée Daudet tandis qu’au lycée Voltaire à Paris, les élèves reprennent la position de ceux de mantes-la-jolie, à genoux et les mains sur la tête.

A Saint-Nazaire, des lycéens ont pu être filmés courir en masse vers la police et les faire reculer.

A Limoges, les CRS sont envoyés pour frapper les lycéens et débloquer le lycée.

En réaction à ces quatre jours de mobilisation nationale, le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, a annoncé jeudi de nouvelles mesures sanitaires. Il pousse ainsi les établissements à privilégier « l’accueil en demi-groupes »,. Chaque lycée va choisir quel protocole mettre en place sous l’injonction du ministre : « Tous les élèves doivent travailler pendant la totalité du temps scolaire ordinaire, que ce soit en cours, en classe virtuelles ou en autonomie ». De fait, les mesures vont dépendre des chefs d’établissements et ne concernent que les lycées. 

Une façon pour le gouvernement de tenter de mater la mobilisation en réprimant les secteurs les plus explosifs. Or, l’absence de protocole à la hauteur de la crise sanitaire est présente partout autant dans les lycées que dans les collèges ou les écoles. Par ailleurs, cette volonté de faire fonctionner les établissements en demi-groupes rejoint les précédentes mesures (telles que laver systématiquement les salles) sur le manque flagrant de personnel. Depuis la rentrée, les professeurs réorganisent constamment leurs cours ce qui demande énormément de travail, maintenant on leur demande d’assurer deux fois le même cours. Pour mettre en place ces demi-groupes, c’est une augmentation du personnel éducatif mais aussi administratif qui est nécessaire.
La réaction du gouvernement face à ces mobilisations s’inscrit dans la continuité de sa politique d’offensive sécuritaire qui est de répondre à la crise sanitaire seulement par la répression et de ne reculer que pour des miettes dans l’espoir de mater la mobilisation.




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