^

Monde

Crise écologique

Catastrophes capitalistes. Après la Californie, une fuite de pétrole dans une raffinerie au Texas

Mercredi dernier ce sont des milliers de littres de pétrole brut qui ont fui d’un réservoir de stockage de la raffinerie Marathon à Texas City, suite à une défaillance d’un joint de pompe. Alors que les investigations sur la nature de ce désastre et la quantité déversée sont encore en cours, la raffinerie assure déjà qu’il n’y a pas de risque pour les habitants... mais ceci reste à prouver.

vendredi 8 octobre

Nouvelle journée, nouvelle catastrophe capitaliste. Mercredi matin des images terrifiantes nous proviennent de Texas City : une fuite importante du réservoir de stockage d’une raffinerie Marathon. Alors que la raffinerie à une capacité de production qui va jusqu’a 593 000 de pétrole brut, la quantité exacte qui a fuit reste incertaine mais les médias estiment qu’il s’agirait de milliers de gallons de pétrole brut en seulement 24h, avant que les équipes de secours réussident à contrôler la situation. Selon le directeur par intérim de la sécurité intérieure de Texas City, Bruce Clawson, cette fuite serait dûe à la défaillance d’un joint de pompe.

Suite a cet épisode, les autoroutes ont été fermées et des équipes de secours ont été mobilisées. Plusieurs témoignages font état de très fortes odeurs dans la ville. Alors que les responsables locaux assurent qu’il n’y avait aucun risque pour la population qui habite aux alentours, l’entreprise a affirmé continuer à « nettoyer les dégâts, surveiller la zone environnante et enquêter pour trouver la cause de la fuite », tentant à son tour de rassurer les habitants. Néanmoins, Anthony D’Souza, du Air Alliance Houston, un groupe local de justice environnementale dénonce les effets des produits chimiques que l’on retrouve dans le pétrole brut et qui pourraient impacter l’environemment et la santé des habitants par la pollution de l’air. « Des produits chimiques comme le benzène, le toluène, le xylène, ils sont tous dans le pétrole brut, mais ils s’évaporent très rapidement, et ils pénètrent aussi dans l’air ». Il poursuit en alarmant du fait que : « nous sommes inquiets. Immédiatement, la plus grande inquiétude concerne ces substances et la durée de leur séjour dans l’environnement et la distance qu’elles ont parcourue, en fonction des conditions météréologiques ». Par ailleurs, certaines sources indiqueraient que la fuite se serait aussi répandue dans le Golfe du Mexique bien que la raffinerie nie que ce soit le cas.

Cette catastrophe dont on ne connait pas encore les conséquences ni la nature exacte, est la deuxième fuite de pétrole aux Etats Unis cette semaine ! Quelques jours plus tôt ce n’est pas moins de 480 000 litres de pétrole qui ont fuit en Californie. 

Alors que le rapport du GIEC sonnait l’enième alarme sur l’intensité de la crise climatique, ce genre « d’accidents » représentent en réalité les "externalités négatives" du système sur lequel repose le profit de ces mégacompagnies de pétrole. Ce qui est sûr c’est que que ce soit la catastrophe en Californie, celle du golfe du Mexique en feu il y a quelques mois et celle ci, il est urgent de remettre en question ce mode de production. Les capitalistes sont dans l’incapacité d’être à la fois rentables et respecter l’environnement. Pour gagner la concurrence et exister sur le marché, le patronat doit sans cesse faire davantage d’ économies sur la sécurité, l’entretien et les réparations.

Face à la crise climatique, il est urgent de changer radicalement le mode de production ; il faut que ce soient ceux qui connaissent leur outil de travail, à savoir les travailleurs eux-mêmes, qui doivent s’organiser pour reprendre le contrôle de leur lieu de travail afin de mener une réelle transition écologique. Car nos vies valent plus que leur profit !

 




Mots-clés

Raffinerie   /    Catastrophe écologique    /    Catastrophe industrielle   /    Ecologie   /    Etats-Unis   /    Monde