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Violences policières

« Ce n’est pas une main arrachée, c’est seulement 4 doigts » : les réactions honteuses des soutiens du gouvernement

Lors de l’Acte XIII, un nouveau Gilet jaune a eu la main arrachée par une grenade GLI-F4. Alors que la répression a à nouveau été très violente samedi, pour les soutiens du gouvernement, la responsabilité de Sébastien est totale et les forces de l’ordre n’y sont pour rien.

lundi 11 février

Crédit photo : Patrice Gravoin

Alors que les Gilets jaunes avaient manifesté lors de l’Acte XII pour demander l’interdiction des GLI-F4 et des LBD 40, la vidéo très choquante d’un Gilet jaune dont la main a été arrachée par une grenade samedi a réactivé la colère contre les violences policières.

Face à une vague de soutiens au jeune homme mutilé, les soutiens du gouvernement se sont empressés de réagir, n’hésitant pas à justifier l’injustifiable en minimisant le drame et en accusant Sébastien Maillet d’être directement responsable de la perte de sa main.

Ainsi pour le député LREM Florian Bachelier, Sébastien serait un « black bloc », qui n’aurait de toute façon perdu que « 2 doigts » :

Un tweet scandaleux que le président de l’Assemblée Nationale Richard Ferrand n’a pas hésité à « aimer ».

Du côté des soutiens patronaux du gouvernement, on a pu voir Thibault Lanxade, patron, ancien vice-président du MEDEF et soutien d’Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle de 2017, prend lui aussi la défense du gouvernement et de la police. Sur le plateau des Grandes Gueules de RMC, le patron a expliqué : « Il était au cœur de l’action (…) il souffrait pas. Il s’est fait réprimer, il s’est fait réprimer. C’est dommageable pour sa main mais il a une part de responsabilité. »

Enfin, du côté de la vieille classe politique et notamment des anciens du Parti Socialiste, Michel Vauzelle, ancien député et président PS de la Région PACA, s’est illustré en minimisant également la mutilation par une formule aussi ignoble qu’hypocrite : « ce n’est pas une main arrachée, c’est seulement quatre doigts :

Alors que les violences policières s’étalent sur les réseaux sociaux et que les Gilets Jaunes se sont saisis de la question au point de faire de la revendication de l’interdiction des LBD40 et des GLI-F4 une question centrale, le gouvernement et ses soutiens ne peuvent que tenter de déminer la succession de scandales en accusant les Gilets Jaunes ou en minimisant les faits. Une stratégie qui a peu de chance de convaincre ceux qui depuis bientôt trois mois, dans toute la France, font face à la répression ultra-violente d’un gouvernement délégitimé.




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