^

Notre classe

Un nouvel ouvrier mort

Chez Arcelor-Mittal la mort fait désormais partie du quotidien

Un ouvrier qui travaillait pour une entreprise extérieure, est décédé suite à les blessures causés par une chute d’une partie de l’échafaudage qui se trouvait à près de quarante mètres de haut, sur lequel il réalisait des travaux. L’élément de la structure a heurté le salarié âgé de 52 ans. Selon la CGT cet échafaudage avait été contrôle le jour même de la tragédie et avait été déclaré en toute conformité.

vendredi 21 juin

Jeudi 13 juin, une nouvelle tragédie s’est déclaré sur le site de Dunkerque de l’entreprise Arcelor-Mittal, un travailleur a été grièvement blésé à cause du heurt d’un élément de l’échafaudage qui lui est tombé dessus vers 15h30 de l’après-midi. Le pronostic vital de l’ouvrier intérimaire de 52 ans était engagé. Le salarié a été transporté par hélicoptère suite à l’accident mais depuis lundi dernier, il a été déclaré en état de mort cérébrale.

Ce mercredi dernier, dans un communiqué l’entreprise Arcelor-Mittal a annoncé la mort du salarié grièvement blessé, selon la publication : « La direction et l’ensemble des équipes de l’entreprise s’associent à la douleur de la famille et des proches de la victime, et leur présentent leurs plus sincères condoléances. » « Arcelor-Mittal collabore pleinement avec les autorités, en lien avec l’entreprise sous-traitante qui employait la victime, pour faire toute la lumière sur les circonstances de ce tragique accident ».

Mise à part les paroles de regret de la part de la direction, nous sommes persuadés que malgré les mots d’apaisement et de soutien à la famille de la victime, ce ne sont que finalement des paroles en l’air, comme le montre malheureusement l’histoire tragique de ces derniers années sur les sites de l’entreprise Arcelor-Mittal. On peut voir que l’entreprise n’a vraiment pas l’intention de prendre les mesures pour éviter les accidents et encore moins les décès.

Il n ‘y a juste qu’à faire une rétrospective de ces derniers années pour en trouver une quantité très élevés d’accident dues au manque d’investissement de la part de l’entreprise et à l’utilisation de sous-traitants sans aucune formation dans des postes à haute dangerosité. Comme en décembre 2014 ou un salarié a été tué percuté par une chargeuse, en avril de la même année un salarié qui avait été coincé entre deux wagons de train ou comme en septembre et juillet 2015 ou respectivement deux salariés ont chuté dans la fonte à une température de 1300°C.

La course aux profits démontre que la sécurité et l’hygiène des conditions de travail passent dans un second plan pour Arcelor-Mittal, avec nos vies les capitalistes font des profits exorbitants et n’ont aucun intérêt à investir ailleurs que là où ça rapporte. Coupures de personnel, manque de formation, d’investissement et précarisation salariale, elles sont là ou il faut chercher les causes accidentogènes, pas dans les capacités, la conduite ou encore l’état de santé des salariés !

Crédit photo : Marc Demeure - VDNPQR




Mots-clés

#AssezDeViesBroyées   /    Notre classe