^

Notre classe

Contre la répression judiciaire : rassemblement de soutien aux travailleur.ses de Monoprix

Les travailleur.se.s de Monoprix en lutte depuis maintenant un an, font face à une forte répression judiciaire. Le groupe a gagné en première instance contre une trentaine de militant.e.s CGT qui réclament une revalorisation des salaires. Ils font appel : soyons nombreux.ses à les soutenir le 9 avril à 9h30, place Saint Michel.

jeudi 8 avril

Ca fait maintenant un an de lutte pour les travailleur.ses de Monoprix. Tous les samedis des rassemblements ont réuni quelques dizaines de militant.e.s CGT pour « les samedis de la colère  », avec notament des distributions de tracts devant les magasins pour améliorer le quotidien de ces smicards. Le déclenchement de la colère a été une demande d’attribution à toutes et tous de la prime COVID, pour laquelle Monoprix a posé tellement de conditions que très peu l’ont touchée intégralement. A cela se sont greffées de légitimes demandes d’amélioration des conditions de travail et de revalorisations salariales.

Une équipe militante très dynamique : les femmes aux avant-postes

Beaucoup de femmes dans l’équipe militante, des mamans, isolées pour certaines, qui se sont engagées dans le militantisme constatant qu’il n’existe que très peu d’espoir d’évolution avec cette convention collective au rabais...
Monoprix a peu apprécié cette motivation militante qui leur permis de distribuer des tracts et troubler le ronronnement des magasins Monoprix des beaux quartiers tous les samedis depuis un ans. Des hommes et des femmes, racisé.e.s et travailleur.ses pauvres qui osent déranger les bourgeois, Monoprix a déposé deux plaintes pour de prétendus blocages des magasins qui n’ont jamais existé, mais auxquels la justice a accordé foi.

Mais, également, ils et elles sont sur tous les fronts, en plus des samedis de la colère, on les a vus en nombre, pour ce qui est des derniers événements, sur les piquets de Total Grandpuits ou d’Ikéa gennevilliers, le 2 avril en soutien à Alex El Gamal ou pour les femmes de chambre de l’hotel IBIS, le mercredi 7 avril.

Un exemple de patron voyou de la grande distribution

Monoprix se veut une enseigne « haut de gamme », mais traite ses salariés comme des moins que rien, malgré les bénéfices majorés par la période COVID !
Lors des NAO actuelles (négociations salariales annuelles obligatoires), la proposition de l’entreprise est une augmentation de 0,2%, soit 1,89€ mensuels...
Et ce, dans un contexte où le nombre de salariés est passé de 18 825 à moins de 16 000 avec, notamment, le non renouvellement des CDD des étudiants qui servaient de personnel d’appoint.
Pourtant, Monoprix sait exploiter les aides d’état au chômage partiel avec actuellement 20 magasins totalement fermés (surtout ceux des lieux touristiques vendant des produits non essentiels) et 10 à 30% de chômage partiel dans les autres magasins, chiffres qui fluctuent en fonction du chiffres d’affaire...
Monoprix s’adapte pour optimiser ses profits en toute circonstance.

Monoprix réclame 30 000€ !

Les plaintes ont été instruites, la première est passée en audience le 26 novembre 2020, la seconde le 5 janvier 2021, et chaque audience a donné lieu à une condamnation de 3000€ pour les frais de justice, les dommages et intérêts réclamés par Monoprix (pour avoir parait-il empêché des ventes) n’ayant pas été suivis par les juges.
Mais les militants ont fait appel et ce sont maintenant 30 000€ qui sont réclamés par Monoprix.
A nouveau 3000€ de frais de justice pour chaque appel, auxquels s’ajoutent 24 000€ de soit-disant frais et pertes subis par l’entreprise.

Les travailleur.ses de Monoprix appellent à un rassemblement le vendredi 9 avril à 9h30, Place Saint-Michel

Soutenez-les en participant à leur cagnotte




Mots-clés

Monoprix   /    Grande distribution   /    Répression   /    Notre classe