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Monde

Racisme d’État

États-Unis. Rafle d’une centaine de ‘’clandestins’’ le jour de la rentrée scolaire.

Au Mississippi la rentrée scolaire a été marquée par une vaste opération anti-migrants du gouvernement. Qualifiée de « rafle migratoire », plus de 680 personnes ont été embarquées par la police, laissant des enfants seuls à la sortie de leur premier jour de classe.

lundi 19 août

Les évènements se sont déroulés il y a dix jours dans l’État du Mississippi au États-Unis, lors du premier jour d’école pour les plus jeunes, une opération d’arrestations massive, que certains n’hésitent pas a qualifier de rafle visant les clandestins.

L’opération visait essentiellement des usines du secteur avicole, ce sont au total 680 personnes que la police a interpellé, et parmi eux une centaine de personnes issues du Mexique, principale cible du gouvernement Trump.

C’est l’émotion autour de la vidéo d’une fillette attendant ses parents qui a propulsé cette affaire sur le devant de la scène :

Finalement, les enfants ont été pris en charge par des voisins ou des amis le temps que les parents sortent de prison… Malheureusement, cette opération est loin d’être isolée, encouragée par la politique du gouvernement Trump. Ce dernier a donné d’ailleurs le même jour un discours en commémoration des fusillades ayant touché la communauté hispanique, une hypocrisie sans nom.

Au delà du discours, l’application de la politique raciste de l’administration Trump

Au delà des nombreuses sorties racistes, xénophobes de Donald Trump que l’on ne compte plus, on voit actuellement au États-Unis l’application de plusieurs politiques allant très concrètement dans ce sens. Nous étions revenus le mois dernier sur les conditions réservées aux migrants dans les différents camps de concentration suite aux nombreuses rafles.

Aujourd’hui, de nouvelles mesures s’annoncent, notamment autour des restrictions pour accéder à la nationalité américaine, Washington a en effet annoncé que toutes les personnes catégorisées comme étant une « charge pour la société » n’accéderont pas au territoire américain, tandis que ceux qui sont déjà présents sur le terrain ne pourront plus avoir accès à la carte verte, permettant le séjour.

Cette nouvelle mesure répressive est présentée comme une manière permettant d’imposer « l’immigration au mérite » dans le pays, puisque pour l’administration de Trump, toute personne touchant une quelconque aide d’État ne mérite pas de devenir citoyen américain. Les bons alimentaires ou encore les allocations logements auxquelles pouvaient accéder certaines personnes arrivant sur le territoire, seront donc disqualifiants pour obtenir la nationalité, décourageant ainsi les populations les plus précaires à venir s’installer aux États-Unis.

De main d’œuvre pas chère à « charge pour la société »

Les attaques incessantes envers les latino-américains, visant à les désigner comme le problème principal des Etat-Unis, permettent aux gouvernements de désigner des coupables à la crise. Ainsi les travailleurs immigrés, mais aussi toutes personnes étant issues de l’immigration, deviennent des cibles et permettent d’éviter d’aborder les questions économiques centrales.

Car en réalité, ces travailleurs venus par exemple du Mexique, sont évidement très mal payés dans les usines américaines, profitant aux propriétaires qui s’enrichissent en exploitant une main d’œuvre sans-papier et donc plutôt docile et malléable, les postes les plus pénibles étant bien souvent occupés par ces travailleurs.

Crédit photo : afp.com/HO




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