La Guadeloupe à l’heure du Covid19

« La gestion coloniale de cette pandémie saute aux yeux ! » Entretien avec Elie Domota

Flora Carpentier

Didier Dorzile, machiniste et élu CGT RATP à Aubervilliers

« La gestion coloniale de cette pandémie saute aux yeux ! » Entretien avec Elie Domota

Flora Carpentier

Didier Dorzile, machiniste et élu CGT RATP à Aubervilliers

Dans un entretien exclusif, Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), revient sur la situation sur l’île où 130 cas ont été diagnostiqués positifs au Covid-19, avec un total de 7 décès. N’hésitant pas à qualifier le gouvernement français de « criminel », il démontre sa responsabilité criante dans la crise sanitaire actuelle, faute d’anticipation et de déploiement des moyens nécessaires pour faire face à la pandémie. Il dénonce ainsi une gestion coloniale de la crise sanitaire, que l’envoi d’un porte-hélicoptère dans les eaux antillaises ne saurait camoufler.

Dans cet entretien exclusif, Elie Domota, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), revient sur la situation sur l’île où 130 cas ont été diagnostiqués positifs au Covid-19, avec un total de 7 décès. N’hésitant pas à qualifier le gouvernement français de « criminel », il démontre sa responsabilité criante dans la crise sanitaire actuelle, faute d’anticipation et de déploiement des moyens nécessaires pour faire face à la pandémie. La situation est d’autant plus catastrophique en Guadeloupe que « quand il y a le feu au château on se fout de l’écurie », or « le gouvernement n’a même pas les moyens de s’occuper des français qui tombent malades, donc ce n’est pas de nous qu’il va s’occuper ! » Il dénonce ainsi une gestion coloniale de la crise sanitaire, que l’envoi d’un porte-hélicoptère dans les eaux antillaises ne saurait camoufler.

Entretien réalisé par Didier Dorzile et Flora Carpentier

RP Dimanche : La Guadeloupe compte à ce jour 130 contaminés et 7 décès. Comment qualifierais-tu la gestion de la crise actuelle par le gouvernement et les autorités sanitaires ?

Elie Domota : Depuis le début de l’épidémie en Chine, à l’UGTG nous sommes très attentifs à son évolution. En Guadeloupe les services de santé sont disloqués, en particulier depuis l’incendie du CHU de Pointe-à-Pitre en novembre 2017. Ce jour-là l’hôpital a été totalement évacué en une nuit, et les patients disséminés dans différents établissement en Guadeloupe, y compris dans des halls de sport et d’autres transférés en Martinique. Depuis cette période-là nous sommes dans une situation dégradée, avec un CHU qui a d’énormes problèmes financier, qui manque de moyens, mal organisé... en fin de compte un CHU qui ne répond pas aux besoins fondamentaux en matière de santé.

Donc lorsqu’on a entendu que cette pandémie arrivait de Chine et commençait à se répandre en Europe, on a tout de suite alerté les autorités sanitaires en l’occurrence l’ARS, les autorités politiques – le préfet, le président du conseil régional - pour leur dire qu’étant donné que ce virus a déjà fait son apparition en Europe, et étant donnés les liens qui existent entre l’Europe et singulièrement entre la France et la Guadeloupe, ce virus va arriver chez nous et quand on regarde la situation du CHU, les pathologies dont souffre la population guadeloupéenne, nous avons des soucis à nous faire.

Donc nous avons fait dès le départ plusieurs propositions. Première proposition, qu’il y ait un vrai contrôle sanitaire à l’aéroport et sur le port, avec un dépistage systématique. Rien n’a été fait. Donc tous les voyageurs qui venaient des 4 coins du monde ont continué à traverser tranquillement la douane de Pointe-à-Pitre, et on a vu des milliers de personnes venir en croisière, d’Europe et pour beaucoup d’Italie.

Quelques jours plus tard, on a entendu que les premiers cas étaient décelés dans l’Est de la France. Encore une fois on a interpellé les autorités sanitaires et politiques pour leur dire « que faites-vous ? » Et à notre grande surprise on a entendu que le gouvernement maintenait les élections municipales. On a donc envoyé un courrier aux autorités pour dire que c’était de la folie, dans le contexte où l’épidémie était en train de prendre de l’ampleur. Avec l’absence de contrôle au port, à l’aéroport, et l’organisation des élections municipales, tous les ingrédients étaient réunis pour donner un bon coup de pouce à la diffusion de cette épidémie.

Pour nous voilà le point de départ : une irresponsabilité des autorités sanitaires et politiques à ne pas entendre et à ne pas voir ce qui se passe. Les autorités regardaient ce qui se passait en Chine et en Iran d’un air amusé. Ils n’ont réellement commencé à se poser des questions que quand ils ont vu des italiens en train de mourir. Le gouvernement, par l’intermédiaire de l’ARS et du Préfet en Guadeloupe, nous a raconté des bobards pour nous endormir. Premièrement, que les masques n’étaient pas nécessaires, mais c’était simplement pour cacher qu’il n’y n’avait pas de masques. On a même vu la porte-parole du gouvernement nous dire qu’elle ne savait pas mettre de masque pour nous prendre pour des cons. Deuxièmement, que les tests étaient inutiles et qu’on les réservait uniquement pour les cas les plus sévères. Mais quand on demande aux femmes de faire des mammographies chaque année, aux hommes de faire des examens par rapport au cancer colorectal, c’est bien en prévention. Donc là il faudrait tester les gens, confiner et tester ceux qui sont positifs.

Mais en fin de compte le seul discours de l’ARS c’était de dire que quand vous avez de la fièvre ou que vous avez mal à la tête, vous appelez et on vous dit de rester chez vous, et si vous avez un problème respiratoire grave, vous appelez le 15. Ça veut dire que quand vous êtes à l’article de la mort, vous appelez pour qu’on puisse vous mettre en réanimation. Même les protocoles qu’ils avaient mis en place, c’est-à-dire de ne pas se rendre à l’hôpital, appeler le 15 pour qu’on vienne chez vous, ce n’est pas respecté du tout puisque les services ne sont pas opérationnels pour aller chez les gens.

Devant cette irresponsabilité des autorités politiques et sanitaires face à l’épidémie, l’UGTG a déposé une requête au tribunal pour exiger à l’Agence Régionale de Santé et au CHU de Guadeloupe la commande de 200 000 tests de dépistage et des doses nécessaires au traitement de 20 000 patients par l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. Peux-tu nous parler de votre démarche ?

E. D. : Tout de suite on s’est rendu compte que l’ARS, le préfet et la direction du CHU nous menaient en bateau et qu’il n’y avait absolument rien d’organisé par rapport à l’arrivée de cette épidémie. Ils ne faisaient que relayer les mensonges du gouvernement. En fin de compte, on s’aperçoit que la France n’a jamais commandé ni masques ni tests, et que c’est seulement maintenant qu’ils le font. Après qu’il y ait pratiquement 4000 morts en France, c’est seulement maintenant qu’ils annoncent combien de centaines de milliers de tests et de millions de masques ils auront fin avril. Mais les masques et les tests il fallait les avoir en janvier !

C’est pour ça que devant autant de laxisme, d’inconscience, d’inconséquence, d’incompétence, de je-m’en-foutisme... nous avons décidé avec le syndicat UGTG de déposer une requête en référé liberté devant le tribunal administratif le 25 mars, pour exiger que le CHU et l’ARS achètent des tests de dépistage pour tester le maximum de personnes, pour confiner ceux qui sont contaminés et les traiter immédiatement ; et deuxièmement que l’ARS et le CHU fassent l’acquisition du traitement à l’hydroxychloroquine et à l’azithromycine, de façon à ce que les praticiens des hôpitaux puissent utiliser ce traitement pour sauver le maximum de vies. Cette affaire a été plaidée le 27 mars au tribunal administratif de Basse-Terre et le lendemain, le tribunal a rendu son ordonnance en nous donnant raison sur ces demandes-là. Le tribunal s’est fondé sur une situation que les juges connaissent, où le CHU et l’ARS ne répondent pas aux besoins fondamentaux de la population guadeloupéenne.

Aujourd’hui sur le terrain les soignants n’ont pas de masques, pas de lunettes, pas de visière, pas de blouse... c’est la croix et la bannière alors qu’ils sont en première ligne et que Macron dit que ce sont des soldats, mais quand on envoie des soldats au front on leur donne les moyens de se protéger !

Ces gens-là sont des criminels ! J’ai entendu M. Macron dire qu’il faut faire preuve d’union nationale... alors en période difficile vous savez il faut que tout le monde mette du sien pour avancer, mais assumer les conneries et les crimes des autres, jamais ! Aujourd’hui les Macron, Philippe, Véran et consorts ont joué avec la vie des gens. Ces gars-là n’ont pas été à la hauteur de la situation et ils ont menti aux français, ils ont menti aux guadeloupéens.

Le gouvernement a annoncé l’envoi d’un porte-hélicoptère militaire vers la Guyane ou les Antilles. Pour toi cela peut-il répondre à la situation ?

E. D. : C’est encore une aberration ! Macron a annoncé qu’il allait envoyer un porte-hélicoptère dans les eaux des Antilles pour participer à l’effort contre le Coronavirus. Alors ça peut paraître une bonne idée, sauf que le bateau il va aller où ? Il va aller en Guadeloupe, à Marie-Galante, aux Bahamas, à Saint-Barthélémy, en Martinique ou en Guyane ? Parce que je rappelle qu’on parle d’une zone encore plus vaste que l’Europe ! Donc un bateau ne peut pas être à Cayenne, à Pointe-à-Pitre, à Marigot et à Fort-de-France en même temps ! Quand Macron dit ça c’est qu’il n’a aucune notion de géographie de ces zones-là où alors c’est qu’il se fout de notre gueule ! Quand j’entends M. Philippe dire qu’ils vont envoyer des respirateurs aux Antilles, c’est quoi les Antilles ? Il les envoie où alors qu’on en a besoin partout, aussi bien en Martinique qu’en Guadeloupe. Donc c’est un traitement avec beaucoup de légèreté, une méconnaissance de la situation.

On l’a bien senti, dès le départ la seule préoccupation du gouvernement c’était les entreprises et l’économie. A toutes les conférences de presse il y avait M. Lemaire et Mme Pénicaud. Il fallait que les gens travaillent, que les entreprises tournent, faire en sorte de continuer à faire de l’argent, au détriment de la santé ! Tous ces milliards-là, on aurait dû les mettre dès le départ pour la fabrication et l’importation de masques et de tests. Voilà ce qu’il aurait fallu faire !

Mais de toutes les façons le gouvernement n’a pas les moyens de s’occuper du château, il n’a pas le moyen de s’occuper des français qui tombent malades, donc ce n’est pas de nous qu’il va s’occuper ! Donc pour nous donner l’impression qu’il nous aide, il nous envoie un bateau de guerre, et en même temps il envoie un message. Parce que ce n’est pas d’un bateau de guerre dont on a besoin mais de masques, de respirateurs, de médecins, d’infirmiers, de tests et de médicaments !

En Guadeloupe aujourd’hui tout ce qui n’est pas essentiel est fermé, et tout ce qui est alimentaire ou autre, des garages par exemple, sont ouverts... mais on voit bien que des choses ne sont pas claires, par exemple des marchés sont priés de fermés, d’autres ont poussé un coup de gueule donc ils sont autorisés à ouvrir... et on laisse des supermarchés s’ouvrir avec des gens qui s’agglutinent dedans et tous les risques que cela comporte. Donc on voit bien qu’il s’agit toujours de bricoler, sans tenir compte de la gravité de la situation et de la santé des gens. C’est un gouvernement de bricoleurs.

Chacun doit assumer ses responsabilités et il est hors de question que nous l’UGTG nous fassions partie d’une quelconque unité nationale parce qu’il faut relever le pays donc il ne faut pas revendiquer... ça jamais, que chacun assume ses conneries et ses responsabilités ! Aujourd’hui des fautes ont été commises parce que la priorité de ce gouvernement n’a jamais été l’humain, n’a jamais été la santé des gens, ça a toujours été l’économie !

Les gens font comme ils peuvent pour appliquer les précautions, mais on a été obligé d’exercer notre droit de retrait dans pas mal d’entreprises face au manque d’équipements nécessaires à la sécurité : gants, masques, lunettes, etc. La seule préoccupation de l’Etat c’était que les entreprises puissent continuer à fonctionner au mépris de la santé.

Le Coronavirus arrive en Guadeloupe après le scandale sanitaire de la contamination au chlordécone. Comment réagissent les guadeloupéens à tout ça ?

E. D. : Il faut savoir que 95% des guadeloupéens sont contaminés au chlordécone, dans le cadre d’une action directement initiée par l’Etat et camouflée par l’Etat. En Guadeloupe la parole de l’Etat est assimilée à un mensonge permanent. Alors quand l’Etat vient nous raconter qu’il met tout en œuvre pour le Coronavirus, personne ne peut le croire. Pendant des dizaines d’années, l’Etat a menti aux guadeloupéens sur le chlordécone, qu’il a autorisé et lorsqu’il a su que c’était un poison qui empoisonnait les guadeloupéens et qu’il était rentré y compris dans leur réseau d’eau potable, il a caché tous les rapports ! Et il a même demandé aux élus de se taire ! Voilà ce qu’on appelle l’état colonial en Guadeloupe ! Donc aujourd’hui la parole de l’Etat ne vaut absolument rien en Guadeloupe, ce sont des mensonges, c’est de la manipulation, on essaye encore une fois de prendre les guadeloupéens pour des idiots.

Et c’est pour ces raisons là aussi qu’on a déposé cette requête. Aujourd’hui on a un problème récurrent avec l’eau potable. Alors l’Etat vient avec ses gros sabots et dit que c’est de la faute des élus. Oui c’est de la faute des élus ET de l’Etat. Pendant des décennies l’Etat a incité les municipalités à privatiser la production et la distribution de l’eau. C’est l’Etat qui a fait rentrer la Générale des Eaux, filiale de la multinationale Veolia en Guadeloupe, et ces entreprises-là servaient de terrain d’atterrissage pour les femmes de Préfet, de sous-préfets et de tous les gendarmes qui étaient mutés en Guadeloupe. L’Etat a utilisé les services publics comme il le fait dans les pays d’Afrique, pour permettre aux multinationales de ramasser de l’argent pour financer les campagnes électorales de X ou de Y.

D’une manière plus globale, la situation sociale est difficile en Guadeloupe, avec un taux de chômage très élevé en particulier chez les jeunes. Aujourd’hui la gestion de l’épidémie met en lumière toute la négligence de l’Etat. Penses-tu que cela soit propice à un climat de mobilisation à l’issue de la crise sanitaire ?

E. D. : Le peuple guadeloupéen comme le peuple de toutes les colonies va devoir comprendre qu’il n’y a aucune évolution positive possible de nos vies et de celle de nos enfants dans le cadre français. La seule issue, c’est de se battre pour l’indépendance nationale et la pleine souveraineté. Il n’y a aucun salut pour nous de rester dans le cadre de la domination coloniale. Et je crois que la gestion coloniale de cette pandémie saute aux yeux. On a des gens qui ne connaissant pas la Guadeloupe, qui ne prennent pas de décision parce que ce n’est pas leur pays, qu’ils n’en ont rien à foutre parce que ce n’est pas leur famille qui y vit. En plus quand il y a le feu au château on se fout de l’écurie. Aujourd’hui ce qui intéresse Macron c’est comment redorer son blason en France au regard des difficultés qu’il y a, que ce soit en Île-de-France ou dans le Grand Est. La Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, Mayotte, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie... c’est le cadet de ses soucis. Donc il va falloir que nous, guadeloupéens, martiniquais, guyanais, mahorais et autres, comprenions qu’il nous faut lutter pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pour l’indépendance nationale et pour la pleine souveraineté. Car si nous avions en mains les reines de notre pays, jamais nous n’aurions géré cette crise de cette façon-là.

En France les gens applaudissent le personnel soignant à 20 heures depuis leurs fenêtres, et de votre côté vous avez eu une initiative similaire en proposant aux Guadeloupéens de faire entendre leurs tambours, tu peux nous en parler ?

E. D. : Nous sommes confinés mais notre esprit ne doit pas être confiné, on doit continuer à lutter. Donc l’idée c’est de prendre ce temps de confinement pour se poser des questions sur notre existence, notre mode de vie, de consommation. Les gens qui ont un petit lopin de terre chez eux peuvent profiter de cette occasion pour faire un jardin, nettoyer une parcelle pour planter quelque chose dessus qui aura le temps de pousser, pour nous donner une activité, de la relaxation et en même temps nous permettre de réfléchir à notre souveraineté alimentaire. Parce qu’on est enfermés dans un carcan où on va au supermarché acheter des cochonneries alors que nous avons chez nous des choses pour nous nourrir. Donc c’est un moment pour avoir un autre état d’esprit de nous-mêmes et revenir sur des pratiques de nos parents et de nos grands-parents.

Donc le soir à 21h, avec tous ceux qui ont un tambour chez eux, on joue ensemble, le même rythme. Et l’idée c’est d’avoir ce lien social entre nous, ce contact social à travers le tambour, le tambour qui est un vecteur de joie, de peine, mais également symbole de lutte, de contestation. C’est à la fois pour nous donner de la force pour que nous puissions lutter, et à travers le tambour affronter le virus et nous rendre plus fort individuellement et collectivement. Et à côté de ça il y a le volet apprentissage et famille qui est important, avec une transmission de la culture qui se fait. Comme on dit chez nous, on est confinés mais notre esprit n’est pas confiné, on est confinés mais le combat doit continuer.

C’est aussi un moment pour avoir une réflexion sur nos certitudes. L’Occident vit sur des certitudes, et c’est l’un des gros problèmes du gouvernement français, il appuie son programme sur des certitudes alors que nous vivons dans un monde incertain. Et je crois que l’avantage que nous avons sous les tropiques, dans les pays balayés par des catastrophes naturelles, des séismes, des éruptions volcaniques ou des cyclones, c’est que nous savons que demain c’est un autre jour et qu’il n’y a pas de certitudes. On peut très bien avoir des choses aujourd’hui, un cyclone passe demain et vous n’avez plus rien. Et je crois que cela doit nous apprendre quelque chose et faire en sorte que nous soyons prêts. Quand on est sur une île à 8000 kilomètres de Paris dans la Caraïbe, on doit pouvoir anticiper. En cas de cataclysme, de séisme, de cyclone... la population doit pouvoir rester 10-15 jours à tenir seule en attendant que des secours puissent arriver. Et ça c’est quelque chose que le gouvernement français n’a jamais compris : l’anticipation.

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