^

Politique

Encore une taxe indirecte

Le Sénat propose une nouvelle taxe sur les abonnements téléphoniques et internet

C’est une nouvelle taxe indirecte qui pourrait affecter l’ensemble de la population : une soixantaine de sénateurs ont déposé une proposition de loi visant à taxer les abonnements téléphoniques et internet, pour financer le très haut débit.

mercredi 28 novembre 2018

Voilà une nouvelle loi qui devrait rajouter de l’huile sur le feu dans le contexte de la colère importante de la population envers les taxes indirectes portée par le mouvement des Gilets Jaunes. Un groupe de sénateurs a proposé, au début du mois, une proposition de loi visant à taxer chaque abonnement internet et téléphonique à hauteur de 0,75€ par mois, pour financer le plan très haut débit proposé par le gouvernement. Appelant cette nouvelle taxe « contribution de solidarité numérique », elle pourrait coûter, pour une famille, jusqu’à 50€ par an. En effet, pour une famille de trois enfants avec un abonnement internet, elle couterait 45€, plus 9€ par abonnement supplémentaire.

Officiellement, pour les sénateurs, il s’agit de défendre « des zones rurales et de montagne, trop souvent cantonnées au bas débit et aux incessants problèmes de connexion au réseau ». Si la distribution du réseau internet est aujourd’hui très inégale en France, on voit mal pourquoi ce serait à tous les usagers de payer cette énième impôt indirect, là où les grandes entreprises actuellement sont celles qui utilisent le plus le très haut débit pour leurs activités. Quand on sait qu’avec le Trading Haute Fréquence, les spéculateurs peuvent ordonner une action boursière toutes les 37 microsecondes, et que c’est grâce à ces spéculations boursières les ultra-riches ne cessent de voir leur fortune augmenter, on se demande pourquoi un simple salarié devrait supporter le coût de l’installation de la fibre dans les territoires. De la même manière que les entreprises de transports routier qui utilisent les autoroutes à leur profit, le poids de l’impôt pour les aménagements publics devrait être supporté par les grandes entreprises, qui payent des impôts ridicules en utilisant des infrastructures dont le coût est supporté par tous.




Mots-clés

Sénat   /    Austérité   /    Politique