^

Notre classe

Grève et blocage

Les Gilets jaunes bloquent des raffineries et font face à la répression

Ce mardi 19 février, plusieurs raffineries et routes du pays ont été bloquées par des Gilets Jaunes. La réponse du gouvernement ne s'est pas faite attendre bien longtemps. A coups de lacrymogènes, parfois en tirs tendus et occasionnant des blessés, la répression policière s'est abattue sur eux.

mardi 19 février

Seulement quelques jours après l’acte 14, des actions ont été entreprises par les Gilets Jaunes un peu partout en France. Le retour de blocages locaux d’axes routiers ou de raffineries vise à redonner de la visibilité aux revendications Gilets Jaunes et à instaurer un nouveau rapport de force face au gouvernement qui ne veut rien lâcher et qui fait tout pour décrédibiliser le mouvement. RT France rapporte plusieurs blocages de routes et de raffineries dans les Bouches-du-Rhône, en Charente-Maritime, sur la route de Lorient en Ille-et-Vilaine, à Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine ou encore à Donges en Loire-Atlantique.

Et c’est notamment à Donges qu’une large action de blocage de raffinerie a eu lieu à l’appel des Gilets Jaunes mais aussi de la CGT, de Solidaires et de la FSU. La CGT a notamment appelé à un arrêt du travail matinal des Salariés de la raffinerie Total de Donges pour se joindre au blocage, se disant en accord avec la revendications d’une augmentation du pouvoir d’achat portée par les Gilets Jaunes.

Le rendez-vous était donné à 4h du matin pour commencer le blocage. Vers 7h30, entre 200 et 300 personnes étaient présentes selon les chiffres donnés par un représentant syndical. L’objectif était de bloquer les camions de la raffinerie afin de la paralyser. Gilets jaunes et salariés ont notamment fait des feux de palettes sur le rond-point des « six croix » et celui « du canon ».

Face à ce blocage stratégique, les raffineries pétrolières étant un secteur clé de l’économie, les forces de l’ordre n’ont pas tardé à intervenir. Des nombreux jets de gaz lacrymogènes ont été effectués pour tenter de déloger les occupants. Par ailleurs plusieurs blessés sont a déplorer, victimes de cette répression policière, comme on peut le voir avec la photo de ce jeune homme qui a prit un tir tendu de grenade lacrymogène.

Crédits photo : Street Medics Nantes

Le blocage du site a peu à peu été dégagé sous les coups de la répression policière.

Après trois mois de mobilisation, les Gilets Jaunes restent déterminés à faire entendre leurs revendications, notamment sur la hausse du pouvoir d’achat. Comme ils le scandaient ce mardi à Donges « on ne lâche rien ». Le blocage de points stratégiques de l’économie est une perspective pour la lutte des Gilets Jaunes, d’autant plus s’il est couplé d’un appel à la grève dans ces mêmes secteurs afin d’imposer un réel rapport de force matériel face au gouvernement. Quoi que Macron et ses relais médiatiques puissent dire du mouvement pour tenter de le « brunir », la détermination est toujours bel et bien là afin d’obtenir plus de justice sociale.




Mots-clés

Gilets jaunes   /    Blocage économique    /    Répression   /    Notre classe