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Départ des transporteurs

Perpignan-Rungis : la ligne toujours plus menacée malgré les promesses de la SNCF

La SNCF a toujours été fascinée par la culture du non-dit et du mensonge. Les organisations syndicales en font les frais depuis des décennies. Notamment lorsque les décisions et orientations prises sont de nature à déclencher des mouvements sociaux, ou à déplaire à l'opinion, comme c'est le cas pour le train des primeurs. Dans ce cas, les promesses de transparence envers les usagers et les cheminots sont vite oubliées et l'entreprise avance masquée...

samedi 31 août

Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

Le gouvernement actuel est coutumier des mensonges et fausses annonces. Pas besoin de rappeler les déclarations de Castaner notamment, mais pas que, la réforme des retraites est également l’occasion de noyer le poisson... Et la SNCF est bien loin d’être exemplaire également à ce jeu de poker menteur. Les organisations syndicales en ont fait les frais à maintes reprises avec des projets décidés de longue date et niés jusqu’au dernier moment, comme des fermetures de lignes ou de triages. Et cela arrive encore régulièrement. Alors quand 2 spécialistes de ce genre font alliance pour noyer le poisson, il faut s’attendre à tout !

Et c’est bien le cas pour la ligne Perpignan-Rungis dont il avait été annoncé la préservation à l’issue d’un comité de pilotage le 17 juillet dernier. Les premiers engagements n’ont ainsi pas été respectés.

Alors que la ministre des transports ET de l’écologie, Élisabeth Borne avait exigé un audit sur les fameux wagons frigorifiques qui n’a jamais eu lieu tandis que les wagons ont été envoyés fin juillet au triage à Nîmes.

Les fameux wagons frigorifiques, au nombre de 82, ne seront donc certainement pas en situation de circuler en sécurité puisque aucun état des lieux sérieux sur leur état général n’a été mené ! L’échéance prévue en novembre pour une reprise semble donc avoir été bel et bien sabotée.

Une mauvaise volonté manifeste

Un autre fait confirme cette absence totale de volonté de remettre cette desserte ferroviaire en fonctionnement : la SNCF a laissé les transporteurs historiques qui chargeaient ce fameux train des primeurs quitter la gare Fret SNCF de Perpignan-Saint-Charles.

Ainsi, en juillet, l’entreprise Roca (PRIMEVER) avait quitté les lieux, au moment où la circulation de ce train était stoppée, car le bail arrivait à sa fin. Aujourd’hui, c’est l’entreprise REY qui a quitté la gare Fret, et ce, alors que son bail à elle allait jusqu’en avril 2020, comme le note l’UL CGT Perpignan Sud dans son dernier communiqué.

Le train de primeur ne sera donc plus approvisionné en marchandises par les opérateurs historiques de ce marché. Quel intérêt dans ce cas de faire circuler un train vide ? Cette situation montre bien que derrière les affichages de façade, des décisions sont prises qui ne vont pas dans le même sens. Comme le résume la CGT : « Ce dernier déménagement s’ajoute à la longue liste de promesses et de « poudre de perlimpinpin » que l’ensemble des acteurs nous jette aux visages depuis des mois. »

L’environnement n’est toujours pas la priorité du gouvernement et de l’entreprise SNCF encore publique pendant quelques mois. Une situation qui met par ailleurs en péril de nombreux emplois sur la plateforme de Perpignan Saint-Charles.

Le communiqué de l’UL CGT Perpignan Sud :

Crédit photo : Raymond Roig / AFP




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