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Du Pain et des Roses

Violences faites aux femmes

« Personne n’a voulu nous écouter ». La fille de la victime du 131e féminicide témoigne

Le 10 novembre, Stella est alertée par sa mère qui subit un nouvel assaut violent de la part de son conjoint, cette fois armé d'un couteau. "J'ai eu le temps de voir ma mère mourir", dénonce t elle, mettant directement en cause les forces de police qui, depuis ces 4 dernières années ne prenaient pas en compte les signaux d'alarmes de cette femme en danger.

mardi 12 novembre

4 ans que sa mère vivait avec son bourreau, 4 ans qu’elle subissait la violence de son conjoint et que son entourage, au courant, était démuni. 4 ans et plusieurs passages au commissariat comme autant de signaux d’alerte d’une femme qui fini par être tuée. Stella a décrit ces entrevues avec les policiers dans un témoignage pour France Bleu Alsace.. Toujours un acte difficile pour sa mère, qui ne débouche sur aucune solution si ce n’est celle de fuir ou de porter plainte, sans aucune aide adaptée à sa situation.

« J’ai eu le temps de défoncer la porte, d’être menacée par mon beau-père avec son couteau, d’appeler les pompiers, de voir ma mère mourir. J’ai vu des gyrophares c’était les pompiers qui n’osaient pas s’interposer puisqu’il était armé » et alors qu’elle a été prevenue immédiatement, « la gendarmerie n’était toujours pas là »,condamne Stella.

Loin d’être un cas isolé, cette mère de famille en détresse, qui, ayant pourtant mainte fois sonné la sirène d’alarme et n’ayant pas trouvé d’interlocuteur, est un problème aujourd’hui systémique en France. Les violences faites aux femmes, " priorité du gouvernement" n’est qu’un écran de fumée animé par schiappa et son grenelle. En effet, on le voit tant par les conclusions du dit grenelle, qui n’a abouti sur aucune mesures conséquente avec le nombre toujours grandissant de feminicides, que par la politique d’offensive sociale du gouvernement qui place les femmes en première ligne de la précarité. Ce fossé entre belles paroles et action rejaillit sur les organes de l’état. "une source proche du dossier", interrogée par France info dit en effet que « les violences intrafamilliales sont une préoccupation majeure » mais que « malheureusement pour une victime le temps est toujours trop long ». Effectivement, le temps a du être long pour Sylvia Walter qui, alors même qu’elle avait à plusieurs reprise tenté d’échapper à son agresseur en allant en parler à la police, se vidait de son sang.

« Je comprends l’émotion de la fille et j’éprouve une grande sympathie pour son émotion parce que personne ne peut accepter un féminicide, un assassinat. Nous lui devons toute la transparence, ce à quoi je m’engage », a réagit Castaner. "Éprouver" à posteriori au lieu d’agir en amont pour éviter ce genre de drames, "s’engager" pour que la justice et ses différents organes fasse son travail, au lieu de faire en sorte que ça ne se reproduise plus, telle est la politique du gouvernement ! Et qu’elle justice ! Une justice dont les agents ne font, à tous les étages, qu’être des obstacles à la prise en charge de femmes victimes de violences, une justice patriarcale, qui admet le crime passionnel, qui dissuade les femmes violées de porter plainte ou encore qui ne prend pas les mesures nécessaire lorsqu’une femme victime de violence se rend dans un commissariat à plusieurs reprises pour se sauver d’un conjoint violent. « Personne ne peut accepter un feminicide » dit le ministre du gouvernement macron qui entretien pourtant ce système de violences patriarcales dont le feminicide est le dernier maillon !

Contre Shiappa, Macron, Castaner et ce gouvernement garant d’un système d’exploitation et d’oppression des femmes, construisons un mouvement féministe capable de s’y opposer ! Le patriacat tue, il est temps de le renverser ! Faisons du 23 novembre, journée de mobilisation contre les violences faites aux femmes, une date historique !

Crédit photo : Capture d’écran JT France 2 du 12/11/2019