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Politique

ANASSE KAZIB 2022

Rennes : plus de 120 personnes à la réunion publique d’Anasse Kazib

Mardi 15 février, plus de 120 personnes étaient réunies à Rennes pour assister à la réunion publique d’Anasse Kazib. Aux côtés d’Awa Gueye, Christian Porta et Rozenn Kevel, le cheminot candidat à la présidentielle est revenu sur son programme, sa campagne et l’invisibilisation médiatique que celle-ci subit. Une réussite pour le comité de soutien local, qui organisait la première échéance publique de Révolution Permanente sur la ville.

dimanche 27 février

Après s’être rendu à Bordeaux, Metz, et Chambéry, c’est la ville de Rennes qui a accueillie Anasse Kazib, le candidat à la présidentielle de Révolution Permanente, pour qu’il y présente sa campagne. Mardi 15 février, plus de 120 personnes se sont ainsi réunies dans la maison de quartier situé à Villejean pour discuter avec le candidat de son programme.

Pour cette première réunion publique de Révolution Permanente à Rennes, plusieurs intervenants étaient présents à la tribune aux côtés du cheminot : Awa Gueye, sœur de Babacar Gueye, tué par la BAC rennaise en décembre 2015 et membre du collectif Justice et Vérité pour Babacar, Christian Porta, militant à la CGT Neuhauser, et Rozenn Kevel, ex-salariée licenciée par Chronodrive après avoir lutté contre les violences sexistes et sexuelles dans son entreprise, tous deux militants à Révolution Permanente.

Rozenn est intervenue en premier, revenant sur le combat qu’elle a menée à Chronodrive avec ses collègues contres les violences sexistes et sexuelles, qui a conduit à son licenciement par l’entreprise : « On a fait les premières grèves de l’histoire de Chronodrive, et on a repris en main nos conditions de travail en tant que femme ». Elle a ensuite abordé la question des élections présidentielles, expliquant que « les sujets qui nous concernent aujourd’hui, c’est comment en finir avec les violences sexistes et sexuelles, avec la transphobie d’État, et non pas les débats racistes et sécuritaires qu’on nous impose pour 2022 ». Elle a ainsi lancé un appel aux personnes présentes dans la salle à rejoindre la campagne, pour permettre aux luttes de la jeunesse, des travailleurs et des quartiers populaires de ces dernières années d’être incarnées dans les débats des présidentielles.

La parole est ensuite passée à Christian, qui a commencé par raconter son parcours et celui de ses collègues dans les mobilisations de ces dernières années. Il explique que « si on a réussit à imposer à notre patron le passage au 32 heures et plus d’une vingtaine d’embauches, c’est parce que dans notre usine, il y a une nouvelle génération de travailleurs combatifs qui a émergé ». Il est revenu par la suite sur son expérience de la recherche de parrainages pour la candidature d’Anasse, et tous les barrages qui existent pour obtenir le soutien d’un maire : « Certains maires nous expliquent qu’ils font face au chantage des grands partis, qu’ils ont peur car les parrainages sont publics,...ce système sert à empêcher les petits candidats subversifs comme Anasse de se présenter. »

Dans une intervention émouvante, Awa Gueye a quant à elle raconté le combat qu’elle mène depuis 2015, celui-ci d’obtenir la justice et la vérité pour la mort de son frère, Babacar Gueye, tué par la BAC rennaise dans la nuit du 2 au 3 décembre 2015 : « Les policiers ont tiré cinq balles sur mon frère, alors qu’il s’auto-mutilait. La première balle était létale, et la police l’a même menotté après ! ». Elle pointe dans son intervention la responsabilité des différentes institutions de l’État dans cette affaire, que ça soit la police ou la justice, qui a tenté de clore l’affaire à plusieurs reprises, et appelle à se battre : « L’État français je l’emmerde, parce que c’est lui qui a tué mon frère. Maintenant, c’est eux qui ont peur de moi. Il va falloir qu’on continue a lutter ensemble contre le racisme d’État ».

C’est donc Anasse Kazib qui a clôturé les interventions, revenant d’abord sur le rassemblement de soutien organisé à la Sorbonne contre les menaces l’extrême-droite quelques jours plus tôt, pointant par là les aspect subversifs de sa candidature, car « elle donne la parole aux opprimés et aux exploités, à Awa Gueye, à Assa Traoré, à Sasha Yaropolskaya », et qui explique l’invisibilisation médiatique qu’il subit depuis le début de la campagne : « La bourgeoisie a sa justice, ses magistrats, ses procureurs, sa police, mais aussi ses médias, ses patrons, ses avocats. Et lorsqu’il n’ont pas envie de te donner la moindre force, ils font en sorte de t’invisibiliser jusqu’au bout ». Le candidat est revenu ensuite sur la question du « vote utile », et les illusions qu’offrent les partis institutionnels à la population, montrant la déconnexion entre les discours teintés de radicalité face au programme de conciliation avec le patronat que proposent ces candidats. Ainsi a-t-il expliqué que : « quoi qu’il arrive en 2022, Zemmour et compagnie ne vont pas disparaître ; et c’est pour cela que ma candidature est importante, car elle ouvre la voie à la construction d’un bloc de résistance et révolutionnaire, qui va être nécessaire pour renverser l’ensemble de ce système ».

En terminant son intervention en appelant les personnes présentes à rejoindre Révolution Permanente pour la dernière ligne droite de la campagne, mais aussi pour s’organiser et se préparer aux prochains processus de luttes. Dans ce sens, la réussite de cette réunion publique raisonne d’autant plus qu’elle correspond au lancement de Révolution Permanente à Rennes, et qui appelle à construire une nouvelle force d’extrême gauche sur la ville. Si vous avez raté cette réunion publique et que vous souhaitez rejoindre la campagne Anasse Kazib 2022, rejoignez le comité de soutien rennais pour faire vivre la candidature d’Anasse Kazib dans votre ville !



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