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Politique

Un policier accusé d’avoir dessiné une croix gammée géante sur un toit pointe… un hasard

Un policier suspecté d’avoir dessiné une croix gammée de 4 à 5 mètres carrés sur un toit, affirme que celle-ci se serait formée par hasard alors qu’il remettait des tuiles arrachées par le vent. Sans surprise ses collègues le défendent.

vendredi 28 mai

Crédits photos : Twitter Cerveau Non Disponible

Un policier du Grand Est est convoqué en juin au tribunal de Belfort pour « apologie de crime contre l’humanité » rapporte L’Est républicain. Et pour cause, celui-ci est accusé d’avoir dessiné sur le toit d’un de ses proches une croix gammée géante.

Une accusation face à laquelle le policier nie en bloc. Selon lui, la croix-gammée d’une surface de 4 à 5 mètres carré se serait formée par hasard lorsqu’il remettait des tuiles arrachées par le vent… Ses collègues, le considèrent également comme victime, et lui ont même apporté leur soutien : « Après 20 ans d’ancienneté, il ne serait pas devenu nazi (…). On s’en serait aperçu avant. » explique ainsi l’un d’eux à l’Est Républicain.

Le policier peut également compter sur le soutien de la gendarmerie prête à fournir des pistes de défense aux policiers accusés de racisme. En effet, une enquête a été ouverte du côté des gendarmes pour vérifier s’il ne s’agirait pas d’une « vengeance ». Un prétexte que n’avait même pas imaginé le policier lui-même…

Déjà en 2014, lors d’une visite du ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve au commissariat du XIVème arrondissement de Paris, une justification absurde face à un symbole raciste avait été utilisée par les forces de répression. Alors qu’un drapeau confédéré (un symbole de racisme et d’esclavagisme, reconnu dans le milieu identitaire), était accroché au mur. La justification donnée à l’époque : «  Ça égaye leur quotidien difficile et ça permet de recouvrir les murs d’un commissariat en très mauvais état. »

A croire que les policiers pratiquent un concours de qui cachera le mieux son racisme et celle de son institution à coup d’excuses les plus aberrantes les unes que les autres. Quoi qu’il en soit, le
parquet n’a pas été convaincu par l’explication du vent et a estimé qu’il y avait des charges suffisantes pour le renvoyer devant le tribunal judiciaire de Belfort. À ce stade, sa hiérarchie n’a pas jugé utile de le suspendre de ses fonctions…




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