^

Vidéo

VIDEO. Dans le centre-ville de Marseille, trois policiers tabassent un homme

Hier soir, dans le centre-ville de Marseille, trois policiers ont frappé un homme au visage dans un hall d’immeuble. Face à la crise sanitaire et économique, les habitants des quartiers populaires sont en première ligne de l'accentuation des mesures répressives du gouvernement, et en premier lieu des violences policières légitimées par l’état d’urgence sanitaire.

samedi 28 mars

Hier soir, dans le centre-ville de Marseille, trois policiers ont bloqué un homme dans un hall d’immeuble et l’ont tabassé en le frappant à plusieurs reprises au visage. Sur la vidéo ci-dessous, on entend l’agresseur crier et répéter : « t’as pas de pièce d’identité ? Ils sont où tes papiers ? Tu te fous de ma gueule ! » tout en lui portant deux coups au visage pour faire parler l’homme, bloqué, en face de lui.

D’après les premiers chiffres, « sur la première journée, 10 % des PV dressés en France l’ont été en Seine-Saint-Denis » précise Fabienne Klein-Donatti, procureure de la République de Bobigny. Les amendes, d’un montant de 135 euros, pleuvent dans ce département, l’un des plus pauvres de France. Cette vidéo n’est pas celle d’un cas isolé ; on se souvient de cette femme sur le marché de Barbes, plaquée au sol par trois policiers dont un sur son torse car elle n’avait pas d’attestation et s’opposait à l’amende ou bien de ces SDF reprimés.
L’état d’urgence sanitaire n’est qu’un moyen de plus de faire respecter le confinement par la répression et de faire peser le poids de la responsabilité de la pandémie sur la population. Comme d’habitude, ce sont les plus précaires qui subissent les conséquences de la crise sanitaire, qu’ils soient en première ligne de la lutte contre l’épidémie dans les hôpitaux ou qu’ils subissent le déchaînement des forces de police dans les quartiers populaires.