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VIDEO. "Je vous emmerde la LDH ! vous nous pétez les couilles !" : la police tabasse et insulte des observateurs

En marge de la manifestation des Gilets jaunes à Toulouse, les policiers ont agressé physiquement et verbalement des représentants de la Ligue des Droits de l'Homme.

lundi 30 septembre

Crédits photos : © Frédéric Aigouy / RT France

L’Acte 46 des Gilets jaunes a encore une fois été le théâtre d’une très forte répression de la part des forces de l’ordre. Aujourd’hui le lot de toutes les manifestations, gazages, matraquages et insultes ont fusé ce samedi, notamment à Toulouse où la répression a été brutale contre les manifestants - mais pas seulement, puisque c’est également aux observateurs de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) que s’en sont pris les policiers. « Je vous emmerde la LDH ! Vous nous pétez les couilles ! » a-t-on ainsi pu entendre crier un policier à des membres de l’Observatoire des Pratiques Policières, après que les forces de l’ordre ne les aient chassés et frappés. Les cinq hommes “ont été insultés, menacés, gazés, frappés et matraqués alors qu’ils ne faisaient que remplir leur mission. (...) Pierre, un des observateurs, vient d’être pris en charge par les pompiers après cette nouvelle agression” relate le communiqué de l’organisation.

Et cette agression est loin d’être un cas isolé. En effet, on remarque ces derniers mois que ceux dont le rôle est d’observer, de dénoncer, ou de rendre publiques les violences policières, qu’ils soient journalistes ou fassent partie d’organisations telles que la LDH, sont de plus en plus pris pour cibles de la répression, policière ou judiciaire. C’est ce que mettent en évidence les événements de ce week-end à Toulouse, ou encore l’arrestation violente de Taha Bouhafs, inquiété alors qu’il couvrait un rassemblement de sans-papiers en juin dernier.

Des violences policières qui ne cherchent donc plus à se justifier en prétendant être réservées aux « ultras » ou aux « casseurs », mais se sont complètement normalisées depuis un an, menaçant de s’abattre sur quiconque participe à une manifestation. La répression est ainsi devenue un incontournable accueil pour tous les mouvements sociaux, des luttes les plus radicales aux plus consensuelles, à l’image de la dernière manifestation pour le climat, réprimée nulle part ailleurs qu’en France, ou encore même de la dernière fête de la musique où une charge de police a causé la mort de Steve. Voila le vrai visage du célèbre « Pays des Droits de l’Homme », qui est bien plutôt celui des violences policières, de l’utilisation du LBD, et de la répression.




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