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Politique

Macron vous souhaite une bonne année

Le 1er janvier 2018, les prix des carburants vont s’envoler de 20%

Après l’annonce d'augmentation de 6,9% des prix du gaz au 1er janvier, c'est au tour de ceux des carburants d’y passer. Une augmentation de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) et de la « taxe carbone » qui va coûter en moyenne 240 à 350 euros de plus chaque année aux automobilistes.

Crédits photos : GLEMET/SIPA

Christophe Castaner l’avait annoncé le 25 septembre. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2018. L’augmentation est particulièrement forte pour le gazole dont le prix augmentera de 7,6 centimes par litre. Un carburant dont les taxes représentent aujourd’hui 60% du prix. Le prix de l’essence de son côté augmentera de 3,9 centimes par litres. Ces augmentations se faisant hors cadre de la TVA, la hausse des prix sera en réalité de 20%. D’après les calculs de l’Union française des industries pétrolières (UFIP) donnés par Les Echos, les taxes sur le diesel pourraient augmenter de 31 centimes par litre d’ici à 2022.

Le gouvernement prétexte une volonté d’ « aligner les fiscalités de l’essence et du diesel », le gazole étant moins taxé, à des fins prétendument écologiques. Aligner... en augmentant aussi l’essence, dans la droite lignée d’une politique d’austérité « verte » amorcée depuis plusieurs années. Sous Hollande s’est notamment mis en place dans Paris une pénalisation par amendes pour les conducteurs de voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997.

Cette mesure, bien que périphérique, fait partie de la « révolution fiscale » plus générale souhaitée par MacronSuppression de l’ISFflat-taxhausse de la CSG, dé-tricotage de la sécurité sociale, niches fiscales pour les plus riches, etc. Encore une fois, ce sera aux plus modestes d’encaisser l’austérité budgétaire tandis que toujours plus de fonds sont débloqués en cadeau au grand patronat. L’augmentation des prix aura des conséquences radicalement différentes pour les automobilistes en fonction de leur revenu et les affectera très concrètement pour les plus modestes d’entre eux : ceux qui comptent déjà au centime près leur dépenses d’essence.




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