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Société

Village de la répression

Nantes. Quand la police exhibe ses flash-balls et fusils d’assaut sur la place publique

Place Royale à Nantes le samedi après-midi. Le « village de la sécurité » fait l'étalage de tout ce que la police est capable de faire en matière de répression au nom des « professions de la sécurité ». Dans une ville marquée par la répression contre Notre-Dame-des-Landes, une telle manifestation rappelle à tous le bras armé de l’État ne manque pas de moyen pour réprimer.

Selon qu’on consulte la presse ou qu’on se rende sur place, le son de cloche est différent. Atelier de formation aux gestes qui sauvent, sécurité routière, test d’alcoolémie, chiens sauveteurs, police scientifique, les moyens pour rendre sympathique cette manifestation ne manquent pas pour la presse régionale.

Mais quand on regarde de plus près les stands présents sur la place Royale de Nantes ce samedi, on constate qu’en plein centre ville la police fait la promotion de la répression. Entre les Flash-Ball et les fusils d’assaut, les CRS, les molosses de la police et la préfète Nicole Klein, responsable de la répression sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, toute l’étendue de la violence des forces de répression s’affiche sans complexe.

Malgré cette opération de communication qui cherche à donner un peu de verni à la police locale, nous n’oublierons pas que Nantes reste l’une des capitale de la répression en France, que ce soit à l’occasion de la répression policière contre les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, ou contre les migrants avec l’expulsion cet été des 400 exilés du square Daviais ou encore lorsque la police a abattu Aboubakar a bout portant en juillet dernier.




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