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Quand les policiers célèbrent la victoire des bleus à coups de flashball

Dimanche dernier, Fayssal J. pensait fêter la victoire de l’équipe de France. Mais les forces de répression en ont décidé autrement et lui ont tiré un coup de flashball dans la tête. Deux poids deux mesures pour les jeunes de quartiers ?

Tandis qu’en 1998 la fête s’était prolongée toute la nuit, cette fois-ci les autorités s’étaient préparées. Et la victoire des bleus a eu une saveur amère pour de nombreux supporters, victimes de la répression, à coups de canons à eau, de gaz lacrymogènes et même… de flashball.

C’est le cas de Fayssal J., originaire de Groslay, qui célébrait la coupe du monde avec des amis. Alors qu’il retournait à sa voiture, pendant que la fête battait son plein sur les Champs-Élysées, un véhicule de la BAC est passé et il s’est pris un coup de flashball en pleine tête. Il a par la suite dû être hospitalisé et opéré.

Ainsi, tandis que Macron fait de l’équipe de France les nouveaux « héros » de la nation, en réactualisant la légende de la France « black, blanc, beur », les forces de répression montrent le vrai visage de la république. Celui d’un pays où seule la poignée qui réussit sera digne de fierté nationale, tandis que tous les autres, « ceux qui ne sont rien », sont exposés à la violence et à l’arbitraire des autorités à chaque instant.

Et alors que Pogba, Griezmann et les autres chantent fièrement la Marseillaise et que leurs noms de vainqueurs sont sur toutes les lèvres, on en oublie les autres, les invisibles, les Fayssal et les Adama, dont c’est le triste anniversaire en ce 19 juillet.




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