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Rassemblement devant l’Assemblée nationale contre les ordonnances de Macron

Dès le lendemain de l’élection de la nouvelle assemblée, avec une abstention record dans l’histoire de la Ve République, des centaines de manifestants se sont mobilisés devant le Parlement à Paris pour exprimer leur colère et leur volonté de lutter contre les ordonnances de Macron dans la rue et sans attendre.

Une colère qui s’exprime contre le gouvernement Macron et ses ordonnances

Des travailleurs de différents syndicats et secteurs ont fait le déplacement malgré la chaleur étouffante. Étaient présents des militants de Sud PTT, Sud commerce, Sud Collectivités territoriales, Solidaires étudiant-e-s, Sud santé sociaux, Sud Rail, de la CNT, de la CGT Info’Com, CGT Culture, CGT Préfecture de Police, CGT Énergie Paris, d’Attac et du Droit au logement, de l’Association Femmes Égalité, du collectif Féministes révolutionnaires, ainsi que des militants du NPA, d’Ensemble !, de la France Insoumise, de Plateforme 2016, d’OCML VP et du PCOF. On y retrouvait également de nombreux jeunes, malgré les examens, le Bac qui approche et la fin des cours.

Malgré le discours du gouvernement qui se veut « tout-puissant » après avoir obtenu la majorité absolue à l’Assemblée, de nombreux travailleurs et jeunes ont décidé de se mobiliser dès le lendemain de l’élection pour montrer que nous n’allons pas nous laisser faire. Après les mobilisations au printemps dernier contre la loi Travail, et malgré le plan cynique du gouvernement Macron-Philippe, qui veut casser nos acquis sociaux à coup d’ordonnances pendant les vacances d’été, les rassemblements et manifestations à l’appel du Front social se construisent.

Après que Romain Altman de la CGT Info’Com a annoncé une trentaine de rassemblements partout en France, de nombreuses interventions se sont succédé. Cédric de la CGT Énergie Paris est intervenu en premier pour affirmer que « eux, la guerre de classe ils la mènent, donc il faut qu’on la mène a notre tour ». Ensuite, Foued de la CGT Campanile Tour Eiffel a pris la parole. Il a dénoncé les conditions de travail des femmes de chambre et a appelé au repas de soutien à la grève des Campanile mercredi prochain. Puis il y a eu des prises de parole de Lisa du collectif Féministes révolutionnaires, qui a insisté sur les attaques qui se mènent en France et ailleurs dans le monde contre les personnes LGBTI et la nécessité de construire la convergence, de Benoît Martin de l’UD CGT Paris, d’Éric Beynel pour Solidaires, de la sœur de Lamine Dieng contre les violences policières, de Nicolas Galepides et Gaël Quirante pour Sud PTT, qui ont parlé de l’importance de construire le rapport de forces et la grève, le « tous ensemble », pour mettre en échec le gouvernement Macron. C’est Mickaël Wamen qui a clôturé le rassemblement, avant de laisser la place aux groupes de musique.

Des dynamiques « Front social » au niveau local et national à construire

Après plusieurs manifestations et échéances de rue réussies et une première rencontre nationale samedi 10 juin à la Bourse de Travail à Paris, il s’agit maintenant de construire des dynamiques interprofessionnelles et intersyndicales au niveau local, par ville ou département. C’est avec cet objectif que plusieurs « Front social » existent ou se construisent localement, à l’image du Front social 92, 78, 93, ou encore le Front social à Montpellier, à Toulouse, à Bordeaux, à Lille ou en Alsace. Ces constructions locales du Front social commencent à rassembler différents secteurs, syndicats et structures, avec l’appel du syndicat Solidaires à manifester ce lundi 19, suite à leur congrès la semaine dernière. Des discussions sur le fonctionnement des structures du Front social, sur la prise de décisions et le programme et les objectifs à défendre collectivement, restent ouvertes et vont se poursuivre dans les différentes réunions et rencontres.

Les manifestations de ce lundi 19 n’ont malheureusement pas constitué un saut dans l’ampleur des actions qui avaient été organisées auparavant, à l’initiative du Front Social, même si le début de structuration et de multiplication d’actions au niveau national reste un pas encourageant. Ces manifestations, qui ont eu lieu un peu partout en France, jouent également le rôle d’exiger des directions syndicales qu’elles quittent la table de négociations et qu’elles s’attellent à la tâche plus que nécessaire de construire un plan de bataille pour une lutte d’ensemble. L’objectif reste d’être en capacité, à terme, de construire la grève, le rapport de force et les mobilisations de masses dont nous avons besoin pour enfin stopper la politique de casse du Code du travail et de nos acquis sociaux, de la part du gouvernement Macron. 




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