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Politique

Après le bâton, la carotte ?

Barbier propose que ceux qui se plieront au tracking soient prioritaires pour les tests

Christophe Barbier n'est jamais à court d'idées quand il s'agit de rogner les acquis sociaux ou les libertés individuelles des travailleurs. Sa dernière trouvaille ? Imposer le tracking par la carotte, en promettant à ceux qui téléchargeront l'application la priorité en terme de test sérologique.

lundi 13 avril

Crédits photo : Capture BFM

On le sait, Christophe Barbier est sans doute l’un des personnages le plus emblématique de la catégorie « éditorialiste, chien de garde des classes dominantes ». Fervent adversaire des Gilets jaunes, de grévistes ou de tout ce qui touche de près ou de loin à la contestation sociale, l’homme à l’écharpe rouge s’est illustré à maintes reprises pour son engagement contre les acquis sociaux, comme lorsqu’il proposait, il y a quelques mois, de supprimer la cinquième semaine de congés payés, entre autres.

Alors qu’une large parti de la population se montre réticente à l’adhésion à la politique de tracking voulue par le gouvernement, craignant à juste titre une forme de fichage généralisé, Barbier a renfilé son costume de conseiller du prince. Sur les antennes de BFM, l’éditorialiste a ainsi proposé de manier le bâton et la carotte.

Ainsi, Barbier propose que « tous ceux qui téléchargeront l’application seront prioritaires le jour où on aura des tests de sérologie qui permettront de déconfiner ceux qui sont immunisés ». Un chantage au déconfinement visant, toujours selon ses mots à « faire monter le taux d’adhésion » au tracking.

Un esprit florissant donc, dès qu’il s’agit d’idée réactionnaire et, en l’occurrence, de réduction des droits démocratiques de l’immense partie de la population. Il faut dire qu’alors que les renseignements généraux craignent des épisodes de révoltes populaires à la suite du confinement, l’idée d’un flicage généralisé de la population à de quoi séduire les classes dominantes, dont Barbier se fait le messager. De notre côté de la barricade, en revanche, il s’agit de s’opposer à toutes ces politiques fumeuses visant à restreindre nos droits démocratiques.




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