^

Notre classe

De la friture sur les ondes

Bordeaux. Grève des manips radio, le secteur de la santé reste en alerte

Au lendemain de l’énoncé du plan d’urgence du premier ministre Edouard Philippe, les manipulateurs radio ont montré leur mécontentement. Les professionnels de toute la France étaient très largement en grève afin de dénoncer des attentes toujours pas entendues.

vendredi 22 novembre

Le plan d’urgence évoqué par le gouvernement et Edouard Philippe en annonciateur, n’a toujours pas calmé la colère du personnel hospitalier. Aujourd’hui ce sont les manipulateurs radio qui ont pris la relève dénonçant un sentiment d’oubli. La prime de 800€ annuelle annoncée, qui ne sera attribuée qu’au personnel d’Île-de-France touchant moins de 1900€.

Aucun point de leurs revendications n’a été satisfait. Depuis neuf mois le collectif Inter-Urgences demande une hausse des effectifs, l’augmentation des salaires et l’arrêt des fermetures de lit. Des demandes balayées d’un revers de main par le gouvernement.

Jeudi à Bordeaux, les manipulateurs radio des hôpitaux ont débrayé. Ces derniers, regroupant les agents de Pellegrin, Saint-André, Haut-l’Évêque mais aussi de l’hôpital de Libourne s’étaient donnés rendez-vous devant l’Agence Régionale de Santé. C’est en tout, une centaine de personnes qui se sont réunies devant ces murs, et à l’intérieur une délégation de portes paroles était reçue afin d’entendre leurs revendications. Pour le seul effectif du site Pellegrin, sur 133 manipulateurs, quarante étaient en grève.

A l’aube de la grève reconductible du 5 décembre pour contester la réforme des retraites, les agents la fonction publique sont quant à eux déjà mobilisés.

Voir en plein écran




Mots-clés

Casse de l’hôpital   /    Bordeaux   /    Hospitaliers   /    Notre classe