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Jeunesse

Enième lock-out

Bordeaux. La fermeture de la fac est un choix politique de la présidence

Toujours avec une communication de dernière minutes, c'est 3 jours avant la rentrée que la direction de l'Université de Bordeaux a fait le choix de ne pas ré-ouvrir le site de la Victoire. Une décision politique, pour contrer la mobilisation et faire porter aux occupants le report de la rentrée.

lundi 6 janvier

Dans un point sur la situation à la rentrée publié sur Facebook par l’Université de Bordeaux, celle-ci annonce la délocalisation des cours pour les premières semaines de Janvier. La présidence fait porter la responsabilité de cette délocalisation sur l’occupation ayant eu lieu du 4 décembre jusqu’au 27, délogée par les forces de l’ordre, et ses occupants.

Après avoir annulé les examens de fin décembre à la hâte dans un manque de communication total vis à vis des étudiants et de la communauté universitaire, la présidence de l’Université de Bordeaux annonce ce vendredi 3 janvier, c’est à dire trois jours avant la reprise, que les cours seront délocalisés dès la rentrée sans plus de précisions. Selon la présidence les « dégradations importantes  » occasionnées durant l’occupation les obligeraient « à prolonger la période de fermeture pendant plusieurs semaines jusqu’à ce que les exigences de sécurité puissent être rétablies  ». Pourtant, le délogement du 27 décembre a donné un temps amplement suffisant avant la reprise des cours pour réparer les quelques serrures de portes cassés, ainsi que pour effectuer un éventuel nettoyage pour reprise des cours.

Il est clair que la présidence veut continuer de ternir l’image de l’occupation, qui était une place forte du mouvement contre la réforme des retraites localement et qui a permis l’organisation de nombreuses Assemblées Générales Inter-luttes. L’annonce d’une délocalisation des activités cause une frustration et une colère dans la communauté universitaire, la présidence cherche à faire peser la responsabilité de cette délocalisation sur les occupants.

De plus, la fermeture du site de la Victoire permet d’empêcher les étudiants, enseignants, personnels, mais aussi l’ensemble des travailleurs, Gilets Jaunes et autres personnes le souhaitant de se coordonner dans ce lieux centrale de la ville. La temporalité de l’annonce est certainement lié au fait que la mobilisation ne s’est finalement pas essoufflée comme l’espéré le gouvernement et de fait la direction de l’Université.

Face à cette communication et ces manœuvres de la présidence l’Université de Bordeaux, il est nécessaire de se mobiliser dès la rentrée et sur la date du 9 afin de maintenir la pression et amplifier le mouvement. Dans ce sens des professeurs et en enseignants chercheurs ont tenus une assemblée générale (sur le site de Talence) dès ce lundi à 8h, pour dénoncer la présidence et élaborer des demandes qui permettent d’acquérir des espaces de mobilisation autour du site de la Victoire. Un cortège réunissant étudiant, jeune et travailleurs de l’éducation est également appeler, afin d’acter la suite de la mobilisation et de réaffirmer la nécessité d’une bataille commune contre la réforme, à l’image de la combativité des secteurs cheminots et RATP qui n’ont pas fait de trêve de noël, il est primordiale de faire du 9 janvier une date d’inclinaison dans la mobilisation.




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