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Amérique latine

Sebastian Piñera est mort : l’artisan de la répression de la révolte chilienne de 2019 disparaît impuni

Sebastian Piñera, l’ex président du Chili, artisan de la répression sanglante des révoltes qui avaient secoué le pays en 2019, est décédé ce 6 février dans un accident d’hélicoptère.

Alberta Nur

6 février

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Sebastian Piñera est mort : l'artisan de la répression de la révolte chilienne de 2019 disparaît impuni

Crédits photo : Flick R : Foreign, Commonwealth & Development Office

Ce 6 février dans l’après-midi, le décès de Sébastian Piñera, suite à un accident d’hélicoptère, a été confirmé. L’incident a eu lieu ce mardi autour de 15H, alors que l’ancien président rendait visite à l’homme d’affaires José Cox. Selon les médias et des sources gouvernementales, l’hélicoptère s’est écrasé à une profondeur d’environ 40 mètres. Il transportait quatre personnes, dont seulement trois ont été retrouvées par des équipes de secours.

Rappelons que Sebastián Piñera a été président du Chili pendant les révolte qui ont éclaté en 2019 et qu’il a dirigé et organisé la répression féroce des manifestants. Pour cela, Sebastian Pinera a été dénoncé auprès de la cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. A l’époque, la police avait éborgné 400 personnes durant les mobilisations d’octobre 2019, dont le slogan était “Fuera Piñera” (dehors Piñera). Violences sexuelles, torture, la répression terrible a coûté la vie à au moins 25 personnes. Derrière Piñera, c’est 30 ans de politiques néolibérales que les chiliens étaient sortis dénoncer dans la rue.

C’est au service de ce même néolibéralisme et des patrons que l’ex président du Chili, figure de la droite conservatrice, a servi toute sa vie. La fortune de l’ex-président était estimée en 2017 à 2,7 milliards d’euros, dans un pays où 1% des plus riches détiennent 25% du PIB et où les inégalités sociales jettent la plus grande partie de la population dans la précarité. C’est bien au service des grandes entreprises et du capital américain que Piñera a gouverné pendant 4 ans. Et pour cause, il a terminé son mandat par la défense de la privatisation des ressources de Lithium pour que les grandes entreprises continuent leur profit sur le massacre des territoires dans le nord du Chili (et la destruction de l’environnement).

Selon une enquête Barómetro de Estudios Mori, l’ex-président était tellement détesté que son deuxième mandat a été jugé positivement par seulement 15 % des Chiliens. Piñera ne manquera ni à la jeunesse, ni aux femmes et aux travailleurs qu’il a réprimé et précarisé. On préférera se souvenir de ceux qui ont lutté contre son gouvernement, pour sa démission et contre sa politique anti-sociale et autoritaire brutale au service de la bourgeoisie.


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