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Evreux : les Gilets Jaunes manifestent contre la répression et contre le Grand Débat National

Pour l'Acte XI les Gilets Jaunes normands ont décidé de manifester à Evreux où se trouve la préfecture, pour protester contre la répression. En effet, le préfet de l'Eure, Thierry Coudert, a pris la décision d'interdire les manifestations dans plusieurs communes du département depuis le début du mouvement des Gilets Jaunes. Mais l'Eure c'est aussi là où Emmanuel Macron a choisi de lancer son Grand Débat National, débat cadenassé politiquement et encadré militairement. Cette journée de mobilisation a donc été l'occasion de rappeler que les Giltes jaunes ne sont pas dupes de cette mascarade, et que ni la répression ni le Grand Débat n'atteindront leur détermination.

samedi 26 janvier

Alors que le tribunal administratif de Rouen a cassé et déclaré illégaux les arrétés signés de la main du préfet pour interdire les manifestations dans 22 communes jusqu’au 16 janvier dernier, la préfecture a publié le 17 janvier une nouvelle liste d’interdiction pure et simple de manifester sur plusieurs ronds-points. Et ce n’est pas un hasard, car c’est dans ce département qu’Emmanuel Macron a décidé de faire débuter son fameux Grand Débat National, à Grand-Bourgthéroulde plus précisément, où l’interdiction n’a pas été annulé par le tribunal.

Le Grand Débat est d’ailleurs rejeté en bloc par les manifestants qui était environ 2000 pour ce dernier acte. Une Gilet Jaune avec une pancarte en hommage à Zineb Redouane dit en avoir « marre d’être pris pour des cons ». Elle explique être venue manifester à Evreux « pour le RIC, pour le rétablissement de l’ISF, pour les retraites, pour le pouvoir d’achat, et pour toutes les personnes qui ont été tuées ou blessées. » Frédéric, un autre manifestant ajoute « le grand débat ça ne sert strictement à rien, ça ne sert à rien d’aller là dedans. Les questions sont biaisés […] les causes des problèmes c’est leur système […] si là on change pas le système ça repétera dans un an. ». Sur les chiffres donnés par les médias, et le discours selon lequel la mobilisation s’essouflerait, il affirme « les médias ce qu’ils nous racontent c’est des conneries, les gens sont dans la rue et ça va continuer ». D’ailleurs il a bien compris que « la liberté de la presse s’arrête où commencent les intérêts des milliardaires qui les tiennent. »

L’appel à la grève du 5 février est dans toutes les têtes. Fils d’un agent de sécurité « qui à 65 ans continue toujours à travailler dans la sécurité, à se battre avec des gens parce qu’il sait que s’il part [maintenant] à la retraite il ne va pas s’en sortir », Saïd pose la question : « Quand est-ce qu’on va sortir de cette galère ? Il faut une mobilisation générale. D’ailleurs il y a une grève générale le 5 février. » Frédéric conclut « donc le 5 février : grève générale. Je sais que ça va être dur pour les gens. Ca être dur pour moi aussi la fin du mois mais je ferai la grève générale. Il faut qu’on soit soudés il n’y a que comme ça et c’est que le rapport de force. Il faut qu’on soit ensemble. »




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