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Politique

Première sanction

Montpellier. L’ex-doyen Pétel sanctionné pour son implication dans l’attaque d’extrême droite

Bientôt un an après les faits, l’ex-doyen de la faculté de droit ainsi qu’un enseignant viennent d’être sanctionnés par le corps universitaire : 5 ans d’interdiction d’enseigner pour l’un et radiation pour l’autre. Pour rappel, ils étaient liés à l’attaque d’un groupe d’extrême droite contre des étudiants mobilisés occupants un amphithéâtre.

samedi 9 février

Sanctions disciplinaires

Ce mardi 5 février, les sanctions à l’encontre de Philippe Pétel, ancien doyen de la faculté de droit, et Jean-Luc Coronel de Boissezon, ancien professeur d’histoire du droit, sont tombées. L’ex-doyen se voit interdire d’enseignant pendant cinq ans tandis que Coronel est lui radié de l’enseignement. Deux sanctions qui ont été annoncé à la Sorbonne dans le cadre d’un conseil disciplinaire délocalisé. Pratiquement 1 ans après les faits, l’enquête judiciaire est, elle, encore en cours.

Retour sur l’attaque du 22 mars 2018

Cette affaire intervient en pleine mobilisation étudiante contre la mise en place de la sélection à l’Université et les nouvelles attaques contre l’éducation, en mars 2018, alors que des étudiants Montpelliérains décide d’occuper la faculté de droit, en centre ville, ils subissent en début de soirée une descente d’un commando identifié comme proche des milieux d’extrême-droite, armé de bâton et d’un taser, ils sortent violemment les étudiants de la faculté, sous les applaudissements du doyen ! Il avait du par la suite démissionner sous la pression médiatique et celle des étudiants. Nous avions à l’époque suivi cette affaire, en détaillant cette attaque, mais également les suites, dont une tentative d’intimidation d’un témoin par la police

Aujourd’hui, c’est une première sanction qui tombe contre ces deux universitaires. Ils sont également poursuivis par la justice avec quatre autres personnes ayant participé à l’attaque. 5 ans d’interdiction d’enseigner, semblent bien peu au vu des faits. Cet homme, qui a dirigé une faculté, n’a pas hésité à faire appel à ce groupe d’extrême droite afin de faire sa loi et de réprimer la mobilisation en cours.




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