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Jeunesse

Solidarité face à la répression

Rassemblement de soutien contre les violences policières devant le lycée Hélène Boucher

Vendredi dernier les lycéens d’Hélène Boucher ont fait face à de nouvelles violences policières à l’occasion d’un blocage de leur établissement. Un rassemblement a réuni une centaine de soutiens : solidarité face à la répression que subissent tous ceux qui se mobilisent !

lundi 20 janvier

Vendredi dernier, les élèves du lycée Hélène Boucher (Paris, 20ème) bloquaient leur établissement en soutien à la grève contre le projet de réforme des retraites et dans le cadre d’une mobilisation qui prend de l’ampleur à l’éducation nationale contre les « E3C », épreuve du « bac Blanquer ». Les fronts de lutte ces dernières semaines se multiplient, avec entre autres le mouvement lycée et le regain de mobilisation à l’éducation nationale, s’agrégeant à la bataille contre la réforme des retraites. Alors que le gouvernement tablait sur un essoufflement de la grève à la RATP et à la SNCF, moteurs de la mobilisation, de nouvelles braises émergent.

Dans ce contexte, la répression est une réponse récurrente utilisée par le gouvernement que ce soit sur les piquets, en manifestation ou devant les lycées. C’est donc par la violence que le gouvernement et la direction d’établissement d’Hélène Boucher ont choisi de répondre à la mobilisation lycéenne, le blocage ayant été brutalement levé par la police : usage de gaz lacrymogène, matraques, bousculades, etc. à l’encontre de ces jeunes lycéens. C’est également à une répression administrative auxquels ils font face. Comme plusieurs lycéens le révèlent, la proviseure a pris des sanctions allant de convocations préventives à des exclusions de un ou deux jours avec sursis, suite à un flicage des élèves mobilisés, repérés sur des photos et vidéos prises en partie par la direction de l’établissement.

Les parents d’élèves et les professeurs de l’établissement ont réagi en appelant à un rassemblement de soutien qui a réuni plus d’une centaine de personnes, dénonçant les violences policières et administratives à l’encontre des lycéens mobilisés. « Stop aux violences policières », « Pas de police à l’école », pouvait-on lire sur les banderoles.

Ce rassemblement de soutien a illustré une nouvelle fois l’impressionnante solidarité qui grandit entre secteurs à l’épreuve de la lutte. De nombreux professeurs d’autres établissements étaient présents ainsi que des grévistes de la RATP, notamment du dépôt-bus de Lagny, voisin du lycée. Depuis le 5 décembre des liens se sont en effet tissés entre les lycéens et les grévistes : après les avoir soutenu sur leur piquet, les lycéens se sont vus rendre la pareille par les grévistes de la RATP lors de leurs blocages. Présents vendredi dernier devant Hélène Boucher, ils ont assisté aux violences à l’encontre des lycéens comme en témoigne Nathalie, gréviste et militante CGT au dépôt-bus de Lagny. Plusieurs personnalités politiques étaient également présentes, parmi lesquelles Danielle Simonnet, également mère d’élève à Hélène Boucher.

Parmi les prises de parole qui ont suivi, nombreux ont été les soutiens à rappeler les images de la répression des lycéens de Mantes-la-Jolie, devenues le symbole de la violence policière. Mais leur répression ne nous fait pas peur, elle renforce notre détermination et cimente notre solidarité : « Macron nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déter pour bloquer le pays » !




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