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Politique

Gestion autoritaire de la crise sanitaire

VIDÉO. "Ils nous ont chargé, gazé, matraqué sans aucune raison". Une rave party réprimée par la police

Samedi 26 septembre une "rave party" d'environ 400 personnes a eu lieu près de Lailly-en-Val. Les CRS sont venus y mettre fin à coup de tonfa et lacrymogène sous prétexte que les mesure sanitaires n'étaient pas respectées. Une brutalité qui rappelle le décès de Steve après une charge policière pendant la fête de la musique l'année dernière.

lundi 28 septembre

Crédits : Page FB Teknopirate

Coups de tonfa, gaz lacrymogène.. C’est d’une manière bien violente que les gendarmes sont venus « récupérer la sonorisation » à une rave party ce samedi 26 septembre, dans le Loiret.

Le préfet de Centre-Val de Loire, a même cité le tweet de Cerveaux non disponibles - compte reconnu par son relai de vidéos sur les violences policières - pour répondre aux dénonciations nombreuses sur les réseaux sociaux. Il justifie cette violence par le fait que la rave party n’était « pas déclarée » et que « le port du masque et la distanciation n’étaient pas respectés ». Pas un mot, par contre, sur ces images qui montrent la violence des policiers qui réagissaient, selon le Préfet, à des lancers de pierre.

Et alors que la Préfecture affirme qu’il n’y a eu aucun blessé, ce compte Twitter montre deux personnes gazées à bout portant, ainsi qu’une personne touchée à la tête par un tir de flashball.

Les organisateurs de la rave party ont réagi par un communiqué dans lequel ils accusent le préfet de mentir. En effet selon eux un accord aurait été passé avec la préfecture pour une coupure du son à midi. Egalement, le port du masque qui justifiait pour la préfecture cette intervention brutale, était en réalité respecté selon les organisateurs.

Ces violences nous rappellent le [décès de Steve Maia Caniçole 22 juin 2019, disparu lors de la fête de la musique après une charge policière, puis retrouvé mort dans la Loire. Alors que le gouvernement décide d’être intransigeant sur les mesures sanitaires lors de rassemblements sociaux comme celui-ci et fustige les soirées comme principaux lieux de transmission du virus, il se déresponsabilise de la situation sanitaire dans les universités, premiers clusters actuellement. Des mesures contradictoires qui montrent une fois de plus l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent.