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Politique

Crise climatique

VIDEO. Une haie d’honneur pour les “décrocheurs de portraits de Macron” à la sortie du tribunal

8 militants écologistes ainsi que le vidéaste qui a filmé leur action étaient jugés ce mercredi pour “vol en réunion” après avoir décrochés des portraits de Macron pour protester contre la politique anti-écologique et anti-sociale du gouvernement. A leur sortie du tribunal ils ont été accueillis par une haie d’honneur.

jeudi 12 septembre

Ce mercredi 11 septembre, 8 militants écologistes d’Action Non Violente COP 21 et un vidéaste fondateur de la page Partager C’est Sympa, comparaissaient devant la 16ème Chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, habituellement chargée des affaires de terrorisme, pour avoir décroché des portraits de Macron dans les mairies des 3ème, 4ème, et 5ème arrondissement en février dernier. Jugés pour “vol en réunion”, ces militants risquent jusqu’à 75 000€ d’amende et 5 ans de prison. Alors que les forces de répression interdisaient l’accès au parvis du tribunal et empêchaient les journalistes indépendants de pénétrer dans la salle d’audience, un rassemblement de soutien s’est tenu malgré la forte présence policière avec plusieurs centaines de personnes présentes, parmi lesquels des Gilets Jaunes, des jeunes, des syndicalistes des élus France Insoumise, ou des responsables d’ONG à l’instar de Greenpeace France. Pendant le procès, des militants ont décroché le 133ème portrait de Macron à la mairie de Saint-Ouen, par solidarité. A la sortie du Tribunal, les 9 inculpés ont été accueillis par une haie d’honneur.

Le premier procès de “décrocheur de portrait” s’était tenu fin mai à Bourg-en-Bresse, où un militant écologiste avait été condamné à une peine d’amende de 250€, tandis que 5 autres étaient condamnés à une peine d’amende avec sursis. D’ici septembre 2020, douze autres procès sont prévus contre 57 personnes accusées d’avoir décroché un portrait de Macron dans différentes mairies (133 au total à ce jour). Cette répression judiciaire montre l’hypocrisie du gouvernement Macron. En effet, derrière un discours qui mêle appel au dialogue pour le 2ème Acte de son quinquennat et belles paroles sur l’écologie, celui-ci continue à vouloir faire payer la crise climatique et sociale aux plus pauvres et à mater la contestation par la répression.

Face à cette politique, pour ne plus se contenter d’actes symboliques et apporter une réponse d’ensemble, il est nécessaire de converger avec la lutte des Gilets Jaunes et les militants des quartiers populaires qui sont les premiers à payer la crise, ainsi qu’avec la bataille contre la réforme des retraites, à l’image de la grève à la RATP qui représente un secteur stratégique non seulement en mesure de bloquer l’économie et d’imposer le rapport de force nécessaire, mais également de proposer une vraie politique écologique et sociale, pour un transport public écologique, gratuit, de qualité, et accessible à tous.




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