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27 octobre : pour un plan de bataille qui pose la perspective de la grève reconductible

Ce jeudi 27 octobre, la CGT appelle à la première de ses deux journées de mobilisations interprofessionnelles. S’il faut s’en saisir, alors que la grève des raffineurs et la mobilisation du 18 octobre ont exprimé un réchauffement de la situation, il y a urgence à construire un vrai plan de bataille.

mercredi 26 octobre

Photo : O Phil des Contrastes

Vendredi, la direction de la CGT a dévoilé son plan de bataille pour « maintenir la pression sur le gouvernement » et « obtenir des augmentations générales de salaires conséquentes ». Après le 18 octobre, deux nouvelles journées de mobilisation interprofessionnelle et nationale sont donc appelées les 27 octobre et 10 novembre prochains.

Une série de mobilisations qui commencent dès ce jeudi, avec une première journée interprofessionnelle appelée uniquement par la CGT. Alors que, ces derniers jours, à Airbus, Daher, Geodis, Neuhauser, Air liquide, ou AIA les travailleurs et les travailleuses se sont mis en grève à la suite des raffineurs face au mépris du patronat et du gouvernement, celle-ci peut être l’occasion de mettre ces conflits à l’honneur. Nous l’investirons en ce sens et pour poursuivre la bataille contre le gouvernement et pour les salaires.

Cependant, face aux limites claires des perspectives proposées par la CGT, cette première journée doit aussi permettre de poser la discussion brûlante du plan de bataille. En effet, les deux dates proposées qui s’inscrivent dans une stratégie de pression ne permettront pas de gagner face à Macron et aux patrons. S’il faut s’en saisir, c’est pour populariser une demande claire : la construction d’une grève interprofessionnelle reconductible.

Pour cela, il faut s’appuyer sur les dynamiques de grève actuelles les plus progressistes, en soutenant ces mobilisations activement, et exiger des directions syndicales une grève de 48 heures avec l’objectif de paralyser le pays. Deux journées consécutives de grève auraient l’avantage d’ouvrir un espace beaucoup plus important pour organiser des assemblées générales, discuter entre collègues et préparer un départ en reconductible.

Une telle perspective implique un programme qui donne envie de se battre : l’augmentation de tous les salaires et pensions de 400€ nets et l’indexation des salaires sur l’inflation, mesure plébiscitée par 87% de la population selon un récent sondage du JDD. Des mesures essentielles face à la crise, mais que l’on n’obtiendra que par la lutte.



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