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Politique

Anasse Kazib, menacé de mort par l’extrême-droite sur Twitter : lutter contre la déferlante islamophobe

« Peine de mort », c’est en ces termes que l’extrême-droite a menacé Anasse Kazib, militant Sud-Rail et au NPA sur twitter. Après une semaine d’offensive islamophobe enclenchée par le gouvernement, l’extrême-droite se sent pousser des ailes. Embrayant le pas au gouvernement et à ses attaques contre les soi-disant islamo-gauchistes, le tweet appelle à « l’extradition et la peine de mort » qui devraient « sévir contre les terroristes de la pensée islamo-gauchiste ».

mardi 27 octobre

Il n’a pas fallu beaucoup pour que l’extrême-droite s’empare de la campagne islamophobe enclenchée par le gouvernement, et notamment de son offensive sur l’islamo-gauchisme lancée par le ministre de l’Education Nationale lui-même, Jean-Michel Blanquer.

Un tweet publié le 24 octobre d’une personne vraisemblablement d’extrême-droite au vu de ses publications appelle ouvertement à l’extradition et à la peine de mort contre Anasse Kazib, militant Sud-Rail et du NPA : « Maroc : Peine de mort pour le terroriste Saïd Mansour, extradé du Danemark. L’extradition et la peine de mort devraient sévir contre les terroristes de la pensée islamo-gauchiste. Des dégénérés qui ont la haine de la France, non ? », a-t-il lancé dans son tweet affichant une rançon de 10 000 euros pour la peau d’Anasse Kazib.

Ce tweet d’une extrême violence et qui n’est ni plus ni moins qu’une menace de mort ouverte contre Anasse Kazib ne s’inscrit pas dans n’importe quel contexte. Il fait suite à une offensive islamophobe du gouvernement instrumentalisant l’assassinat de Samuel Paty. Depuis, l’offensive visant les musulmans ou assimilés comme tels fait rage sur fond de procès en « islamo-gauchisme ». Une offensive à laquelle la droite et l’extrême-droite ont surenchéri et qui prend sur Twitter une nouvelle ampleur avec des menaces de mort qui visent Anasse Kazib.

Un retweet précédent pointait Anasse Kazib, notamment suite à son émission en live sur Révolution Permanente, intitulée « Conflans. Après l’horreur, refuser l’instrumentalisation » animé par Anasse et invitant plusieurs militants de l’anti-racisme.

L’auteur du tweet a retwitté plusieurs porte-voix de l’extrême-droite comme Jean Messiah, ou encore le chroniqueur chez CNews Goldnadel.

En réponse à cette attaque inadmissible, plusieurs figures de La France Insoumise, ainsi que Rokhaya Diallo, Simon Duteil de l’Union Solidaires, Taha Bouhafs, journaliste militant, ou encore Gaël Quirante, ont apporté leur soutien à Anasse Kazib.




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