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Bordeaux. Action coup de poing des soignants pour la venue de la ministre déléguée à la santé ce jeudi

A l’initiative du Collectif InterBlocs, soutenu par Sud Santé, les IBODE (infirmier de bloc opératoire) et IDE (infirmier en soin généraux) sont appelés à se mobiliser ce jeudi 17 novembre à Bordeaux à 12h devant le Palais des congrès afin d’accueillir la venue de Geneviève Darrieussecq. Ils dénoncent notamment le manque d'effectif d'infirmiers qui a conduit au décès d'une patiente à Dijon.

mercredi 16 novembre

Crédit : Collectif inter-bloc

Ce jeudi à Bordeaux, le congrès annuel de la fédération des établissements hospitalier d’aide à la personne qui accueillera notamment la ministre déléguée à la santé Geneviève Darrieussecq.

C’est à cette occasion que le collectif inter-blocs, soutenu par Sud santé qui a déposé un préavis de grève pour l’ensemble des services, appelle les IBODE et IDE à se mobiliser ce jeudi devant le Palais des Congrès afin « d’interpeler le ministère de la santé qui font la sourde oreille à nos propositions pour revaloriser notre profession » comme nous le rapporte Grégory Chakir, porte-parole du collectif inter-blocs. « Le manque de reconnaissance, de valorisation, mais aussi de formation et d’attractivité du métier d’IBODE amène un dégoût face à l’absence de soutien », et provoque, selon lui, les nombreuses démissions et la pénurie de personnel dans ces services.

Une pénurie « qui met en dangers la vie des patients » car la formation reçue par les IBODE permet la gestion de l’ensemble des risques engendrés par les actes chirurgicaux. Plus précisément, Grégory Chakir nous raconte que « le manque de personnel entraine la mise en place par les établissements de fonctionnement en mode dégradé, un fonctionnement en sous-effectif, des salles d’opérations fermées, ou encore le report d’opérations qui mène à des drames comme à Dijon où une patiente est décédée suite à un report d’opération entrainé par un manque d’IBODE. » Il rappelle également que c’est le même problème qui a entrainé les retards de prises en charges des enfants dans les services pédiatriques à Paris.

Ainsi, le collectif inter-blocs revendique « une revalorisation salariale conséquente d’au moins 250 euros brut par mois minimum pour les IBODE au travers du point d’indice de la fonction publique hospitalière », car sur cette question « le Ségur n’a absolument rien fait », ainsi que la « mise en place d’une formation en alternance afin de former plus d’IBODE ».

Nous relayons ici leur appel et appelons également au soutien de la mobilisation. Bien plus, alors que les politiques néolibérales ont détruit l’hôpital public, un plan de bataille qui permette d’unir et coordonner dans une mobilisation d’ensemble les services de santé qui entrent régulièrement en lutte pour leurs conditions de travail est nécessaire afin d’espérer renverser la vapeur.



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