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ÉDUCATION NATIONALE

Bruno Delbecq directeur d’école à Saint-Laurent se suicide sur son lieu de travail

Bruno Delbecq avait 63 ans, il était père de deux enfants, il était particulièrement apprécié de la communauté éducative. Son corps a été découvert pendu au petit matin ce samedi dans la cour de l’école. Les témoignages se bousculent sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à ce directeur de l’école Louis Ravet à Saint-Laurent-du-Var dans les Alpes-Maritimes.

samedi 23 mai

Bruno Delbecq photo Eric Ottino en 2016

Bruno Delbecq avait 63 ans, il était père de deux enfants, il était particulièrement apprécié de la communauté éducative. Son corps a été découvert pendu au petit matin ce samedi dans la cour de l’école. Les témoignages se bousculent sur les réseaux sociaux pour rendre hommage à ce directeur de l’école Louis Ravet à Saint-Laurent-du-Var dans les Alpes-Maritimes.

Valérie : "Nous habitons le quartier depuis plus de 20 ans, nous sommes bouleversés. Un grand monsieur qui a construit des belles, générations de jeunes, je garde de lui un charisme et un soutien inconditionnel auprès des enfants quel que soit leur niveau. Mes garçons garderont en mémoire vos nœuds papillons, vos parties de foot, et votre humour. Sa vie C était l école et la transmission aux enfants
Vous allez laissé un grand vide Monsieur...."

Patrice : "Je n’ai pas de mot pour exprimer ma tristesse. Professeur et directeur très engagé et plus que dévoué. L’enseignement a perdu quelqu’un d’admirable, cela est très triste. Courage à sa famille et ses proches."

Christine : "Je garderai de Bruno son sourire toujours là, sa gentillesse, sa bonne humeur... Un homme de cœur qui a marqué beaucoup de personnes par son professionnalisme."

Natacha : "Une grande tristesse dans ma famille 💔aujourd’hui tellement de bons souvenirs pour mes 2 loulous RAVET sans vous ne sera plus jamais pareil. Ils sont tellement tristes aujourd’hui. La prochaine rentrée sans vous sera très compliqué. Condoléances à sa famille et ses proches"

Il est souvent décrit comme passionné par son métier ce directeur d’une école de 120 élèves. Il exerçait depuis 20 ans et était très proche de la retraite. Il laisse derrière lui beaucoup de chagrin et à l’heure actuelle la lettre expliquant son geste n’a pas encore été rendu publique.

Très apprécié par ses collègues, son suicide s’inscrit dans une période trouble pour l’éducation ; entre tristesse et colère. Puisque le drame n’est évidemment pas sans rappeler le suicide d’une autre directrice d’école Christine Renon qui s’était suicidée sur son lieu de travail en septembre dernier. Elle avait laissé une lettre qui malgré la pression avait fini par sortir au bout de plusieurs jours. Celle-ci mettait en cause sa hiérarchie et la perte de sens du métier suite aux réformes successives et aux injonctions contradictoires.

Le milieu de l’éducation avait alors multiplié les hommages, et le suicide de notre collègue avait ouvert la boîte de pandore des témoignages sur les conditions de travail et de souffrance dans l’éducation. Depuis un an le secteur est en effet en ébullition et n’a de cesse de dénoncer le manque de moyens, la perte de sens du métier et la gestion calamiteuse du secteur par le gouvernement, d’autant plus en période de pandémie. Le suicide de Bruno vient s’ajouter à la triste liste de nos collègues que nous déplorons et au nom desquels nous continuerons à mener les batailles. Alors pour cette petite école qui avait rouvert ses portes le 11 mai le moment est particulièrement douloureux.




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