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Monde

Californie : le ciel teinté de rouge par les incendies

Depuis le 16 août, les habitants de San Francisco se réveillent sous un ciel apocalyptique, les rayons du soleils obstrués par la fumée teintant le ciel en orange. Des incendies ravagent la Californie, entraînant avec eux une dizaine de morts et poussant des milliers d'habitants à fuir.

vendredi 11 septembre

Crédits photo : Harold Postic / AFP

Cette année, les incendies atteignent des records avec 930 000 hectares brûlés contre 48 000 hectares à la même période l’année dernière, soit presque vingt fois plus. Depuis 1932, le début des enregistrements statistiques des incendies, 2020 est l’année la plus dévastatrice.

La foudre est à l’origine de ces incendies, frappant à 14 000 reprises et provoquant des centaines de départs de feux. Mais ce sont les vents violents (80km/h) et la sécheresse chronique qui empirent les dégâts et empêchent la maîtrise de la catastrophe.

Les feux de forêts sont des phénomènes naturels qui permettent à la flore de se régénérer, or aujourd’hui, la crise climatique allonge les périodes de sécheresse et provoque des chaleurs jamais atteintes sur Terre. Notons que cet été, le mercure est monté à 49°C à Woodland Hills. Mais c’est dans la vallée de la mort que le record a été battu avec 54,4°C à l’ombre.

Le problème n’est donc pas les incendies en eux mêmes mais l’intensification et la prolifération du processus qui empêche la flore de se régénérer. La forêt perd en superficie et entraîne avec elle la disparition de nombreuses espèces.

Le manque d’effectif chez les pompiers ralentit d’autant plus la maîtrise du feu. Les années précédentes, des prisonniers étaient réquisitionnés pour porter main forte aux pompiers mais le confinement dans les prisons et les libérations anticipées empêchent le gouvernement d’avoir recours à cette solution. La crise sanitaire fait ainsi lumière sur la politique d’exploitation des prisonniers qui permet au gouvernement de faire des économies et de se défiler lors de grandes catastrophes comme celle-ci.

Les autorités poussent les habitants à rester chez eux, les risques d’infections pulmonaires étant accrues, surtout en période de COVID-19. La crise climatique s’additionne donc à la crise sanitaire et construit un environnement apocalyptique que le gouvernement fait passer pour la conséquence d’actes individuels. Il adopte un discours culpabilisant pour la population alors que c’est la politique capitaliste qui aggrave chaque jour la crise écologique, dont une des conséquences est la crise sanitaire.




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