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De manifs en plateaux télé, le cheminot Anasse Kazib ouvre sa « Grande gueule » contre la réforme des retraites - Le Parisien

Nous relayons ci-dessous un extrait d'un portrait d'Anasse Kazib réalisée par le Parisien, intitulé "De manifs en plateaux télé, le cheminot Anasse Kazib ouvre sa « Grande gueule » contre la réforme des retraites".

mardi 7 janvier

Paris, Gare du Nord (Xe), le 19 décembre. Lors d’un assemblée générale, Anasse Kazib, syndicaliste Sud Rail, (re)mobilise les grévistes. LP/C.G.

L’article du Parisien à lire en intégralité : ici

Par C.G.
Le 3 janvier 2020 à 15h58, modifié le 4 janvier 2020 à 07h27

Invité régulier des « Grandes gueules » sur RMC, Anasse Kazib, aiguilleur à la gare de triage du Bourget, tonne contre la réforme des retraites. Et se félicite de participer « au retour de la lutte des classes ».

Vous l’avez certainement entendu sur RMC, balancer un « Vous m’avez manqué les Grandes gueules », sur un ton rigolard. Ou vous l’avez peut-être croisé dans le RER B, un mégaphone à la main. Débit de mitraillette, voix qui sature. Aiguilleur à la gare de fret du Bourget (Seine-Saint-Denis) et syndicaliste Sud Rail, Anasse Kazib sait se faire entendre.

« Quand on habite à Saint-Denis, quand on habite à Aulnay, scande-t-il, on est dans la galère et ils le savent très bien ! Nous, on se bat pour vous, pour vos enfants surtout. » Ce jour-là, dans la rame bondée de cheminots en route pour la manif parisienne contre la réforme des retraites, il arrache des cris d’encouragement.

Invité régulier des chaînes d’infos

Ce père de famille de 33 ans a l’habitude de chauffer les troupes. Depuis quelques semaines, Anasse Kazib multiplie aussi les interventions sur les chaînes d’infos continues. Et quitte même le plateau de Cnews avec perte et fracas, le 29 décembre, lorsque Fadila Mehal, conseillère LREM de Paris lui reproche de faire du « terrorisme verbal ».

« C’est une insulte pour les victimes du terrorisme de traiter quelqu’un de terroriste parce qu’il vous corrige pour une question de cotisations retraite », s’indigne-t-il ensuite sur les réseaux sociaux.

Après un mois de grève, Anasse Kazib n’ignore rien des gros risques de passage à vide parmi les cheminots : « Faut pas qu’on se laisse démoraliser par des ambiances un peu nazes », lance-t-il par exemple à un militant, lors d’une assemblée générale du 19 décembre, à Paris-Nord. Quelques minutes plus tôt, il prévient ses collègues : « Si on arrête maintenant, on perd tous nos jours de grève. On n’a rien obtenu, camarades. »

« On ne négocie pas la régression sociale »

Le syndicaliste martèle : « Il n’y a rien à négocier. On ne négocie pas la régression sociale. Tenons bon. Il y aura des jours meilleurs. Je suis fier du combat qu’on est en train de mener. »

Anasse Kazib apprécie ces moments, et le reconnaît : « Le militantisme me fait un bien fou », explique-t-il. Les assemblées générales, les manifs qui s’enchaînent signent selon lui « le retour de la lutte des classes ». « Et de la plus belle manière, on assiste au retour de la classe ouvrière », estime celui qui se dit volontiers « révolutionnaire et marxiste ».

La misère, le sort des générations futures, reviennent systématiquement dans ses interventions. « Les amis, il y a 200 000 SDF dans la rue, six millions et demi de chômeurs, neuf millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté », lance-t-il, devant les cheminots.

Le syndicaliste parle sans cesse de « radicalité » et celle des Gilets jaunes n’est pas pour lui déplaire. Il est d’ailleurs ami avec l’une des figures du mouvement, Jérôme Rodrigues, grièvement blessé à un œil le 26 janvier dernier.

« Je reste un gars de terrain »
.... pour lire la suite se rendre sur le site du Parisien.




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