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Direct. Nasses, lacrymogène et chars déployés : La répression frappe à Toulouse

A peine arrivé pacifiquement à la place François Verdier, le cortège Gilets Jaunes, syndical et jeune s’est fait réprimer par la police. Au menu/ grenades de désencerclement, canons à eau, lacrymogènes et nasses pour diviser le cortège.

samedi 15 décembre 2018

Nuage de lacrymogène à François Verdier / Crédits : Révolution Permanente

Quand l’Etat met des moyens de répression à disposition, son but est de les utiliser. Rien d’étonnant au vu du dispositif disproportionné qui était mis en place sur Toulouse ce samedi 15 décembre 2018, mais tout autant scandaleux. Tout ce dispositif est monté en puissance depuis ce matin. Après le positionnement des blindés et du canon à eau, puis suite à la confiscation du matériel médical d’une équipe Street Medic par la police, les forces répressives sont donc passées à l’étape suivante : la répression tout azimut en utilisant ses jouets.

Ainsi la manifestation qui a vu converger les cortèges de Gilets jaunes, syndicaux et jeunes s’est fait voilement réprimer à coups de gaz lacrymogène, grenade de désencerclement et canon à eau, à peine arrivée à la place François Verdier, alors qu’ elle se déroulait dans le calme.

Alors que les médias dominants passent en boucle depuis ce matin que la mobilisation est en baisse, et relaient des chiffres de mobilisation en deça de la réalité, les images de la manifestation toulousaine montrent le contraire en tout cas. Il y a toujours autant de manifestants et de détermination, avec les jonctions des cortèges et les slogans « Macron démission » qui animent les rues brumeuses de gaz lacrymogènes. Sur Paris, on pouvait voir ce midi des images de CRS débordés par les manifestants qui parvenaient à franchir les barrages.

Macron a peur. Il se réfugie derrière son bras armé et une stratégie d’intimidation pour étouffer la contestation massive des Gilets Jaunes. A ce titre, tous les moyens sont bon, de la désinformation à la répression pure et dure du mouvement.




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