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Politique

Frontière espagnole. Une action xénophobe du RN contrée par la mobilisation !

Ce mardi, des partisans du Rassemblement National se sont réunis à la frontière espagnole pour lancer leur campagne en dénonçant l’« immigration massive ». Mais c’était sans compter sur leurs opposants, venus en masse de différents collectifs pour se confronter à eux.

mercredi 17 février

Crédit photo : capture d’écran, reportage France 3 Nouvelle Aquitaine

La scène s’est déroulée sur le pont international de Béhobie, à Urrugne, entre la France et l’Espagne. Une vingtaine de partisans du parti d’extrême-droite s’y étaient réunis pour mener une opération xénophobe afin de lancer leur campagne en vue des élections régionales, prévues en juin prochain. Le but de leur action était de dénoncer l’ « immigration massive », Béhobie et la frontière espagnole représentant l’une des portes d’entrée en France pour les réfugiés.

Mais un groupe de plusieurs centaines de militants, venus de différents collectifs comme Etorkinekin Solidarité Migrants, Eskual Herria Bai, la France Insoumise, des sympathisants LGBT+ ou encore des antifascistes sont venus faire contre-pression. Arrivés une demi-heure avant le Rassemblement National, ils ont dévoilé des banderoles antifascistes et scandé des slogans : « Les réfugiés sont les bienvenus » ou « Pays Basque terre d’accueil », en français et en basque.

Le ton monte d’un cran à l’arrivée d’Edwige Diaz, la candidate en tête de liste du RN pour la campagne aux élections régionales. Dans le même temps, ses partisans déroulent leur banderole « Immigration, ça suffit ! ». C’est à ce moment-là que les opposants s’avancent vers eux d’un pas déterminé, scandant « Fascistes, dehors ! ».

Un cordon de policiers intervient alors pour protéger les militants RN, et les escorte même, à la fin du rassemblement, jusqu’à leur véhicule. Le face à face houleux qui aura duré près d’une heure, a tout de même fait reculer les militants d’extrême-droite. Certains ont même traversé le pont pour se réfugier du côté espagnol ! Les contre-manifestants se sont donc montrés déterminés à ne laisser aucun terrain au Rassemblement National.

Alors que le gouvernement surenchérit sur le terrain sécuritaire, raciste et islamophobe, marchant toujours plus loin sur les platebandes de l’extrême-droite à l’approche des élections de 2022 comme l’a montré le dernier débat en date->https://www.revolutionpermanente.fr/Darmanin-Le-Pen-Un-duel-en-forme-de-monologue-reactionnaire-pour-preparer-2022], le Rassemblement National cherche à se distinguer par un racisme toujours plus décomplexé notamment sur le terrain de l’immigration. Pendant que le RN et LREM se concurrencent dans la course réactionnaire pour représenter les intérêts de la bourgeoisie, il nous appartient de faire front pour dénoncer systématiquement les attaques racistes qui sont faites à notre camp social, comme l’ont montré dans l’action les organisations qui ont repoussé le RN à Urrugne.




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