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Monde

Catastrophe climatique

“Inondations de la mort” : au moins 126 décès en Europe suite aux intempéries

Cette semaine, l’Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas ont été gravement touchés par de violentes inondations qui ont fait plus de 100 morts, sans compter les milliers de disparus. La conséquence du réchauffement climatique induit par le capitalisme qui détruit la planète pour faire des profits à tout prix.

vendredi 16 juillet

Crédits photo : compte twitter @François Beaudonnet

En Allemagne, dans la région de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le nombre de personnes décédées est à ce jour, chiffré à 93 personnes et 1300 personnes sont portées disparues. Les recherches sont extrêmement compliquées en raison de la coupure de réseau et des perturbations téléphoniques. Le niveau du Rhin continue de monter dangereusement et un barrage risque de céder alors que les villes en Rhénanie du Nord-Westphalie et en Rhénanie-Palatinat sont déjà totalement dévastées. En Belgique, 21 000 personnes sont sans électricité et nous comptons déjà 15 mort-e-s. Certaines régions comme la Wallonie sont encore en état d’« alerte de crue ». Le quotidien Blid évoque “les inondations de la mort”.

Les images de ces inondations sont impressionnantes et montrent toute l’ampleur de la catastrophe. Gigantesque glissement de terrain, torrent jusqu’a 1m50 de boue et d’eau, voiture et maison emportées et détruites par le courant font le tour des réseaux sociaux depuis ces deux derniers jours. Des images qui font froid dans le dos.

Si plus de moyens étaient alloués dans la recherche climatique, cette catastrophe aurait pu être prévenue. Selon la BBC, les ordinateurs des climatologues ne sont pas encore assez puissants pour déterminer la gravité des phénomènes climatiques tels que les sécheresses ou les inondations. Comme nous le citions plus tôt, à la question « ce qu’on observe aujourd’hui en Belgique, c’était prévisible ? » Jean-Pascal Van Ypersele, ex-vice président du GIEC et professeur de climatologie a répondu en lisant un passage du premier rapport du GIEC datant de 1990 : « l’effet de serre accentuera les deux extrêmes du cycle hydrologique c’est-à-dire qu’il y aura plus d’épisodes de pluie extrêmement abondantes et plus de sécheresses prononcées. », Cet extrait résume parfaitement la situation internationale actuelle dont s’étonnent la plupart des politicien-ne-s. Le réchauffement de la planète, (jusqu’ici d’1.1 degré depuis l’ère industrielle) est la conséquence directe des politiques capitalistes de recherche de profits et le seul responsable de ces dérèglements exponentiels qui ne cesseront d’augmenter.

Nous le savons, ces images vont se répéter et sont la conséquence directe de l’organisation économique et productive du capitalisme n’obéissant qu’au profit. C’est bien pour cela qu’il ne peut y avoir de capitalisme vert, seulement la prise en charge des outils de production par les travailleurs eux-mêmes peut le garantir comme l’ont démontré les travailleurs de la raffinerie de Grandpuits. Seul le contrôle ouvrier peut garantir une production pour l’intérêt de la majorité de la population, dont l’écologie fait entièrement partie.




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