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La SNCF se retrouve avec 300 000 places invendues, une victoire pour les cheminots

300 000 places de train SNCF invendues ! C'est déjà une victoire de la grève qui en est entrée aujourd'hui dans son vingt cinquième jour. 300 0000 tickets de train qui peinent à trouver preneur en période où les places sont censées s'arracher comme des petits pains laissent présager des pertes financières gigantesques pour l'entreprise ferroviaire.

lundi 30 décembre 2019

Christophe SIMON / AFP

La désorganisation de l’entreprise publique de transport est désormais réelle à tel point qu’elle ne sait plus comment remplir ses trains pour cette période de fin d’année. La direction de la sncf prévoit 35% des trains assurés pour le 1er janvier et 50% le 2 janvier. On peut donc parler d’un véritable fiasco pour la direction de la compagnie des chemins de fer qui a essuyé des annulations massives à l’approche des vacances de Noël et causant par là même un manque à gagner qui va faire siffler les oreilles de Jean-Pierre Farandou.

Et les 50 milliards de dettes contractées par la SNCF vont vraisemblement restés longtemps collés au passif du bilan de la compagnie ferroviaire. Au grand dam des créanciers bancaires qui voient ces régressions sociales décidées en haut lieu d’un exécutif sourd aux crises du peuple comme une aubaine pour leurs super-profits. Un bien mauvais calcul car c’était sans compter sur la détermination des cheminots qui savent le long chemin parcouru par leurs pairs pour obtenir ces acquis.

"Ces régimes spéciaux coûtent chers", une phrase répétée à l’envie par les ténors de la macronie qui ne comptent plus que sur un improbable basculement de l’opinion publique. Pas plus chers que les dizaines de milliards du CICE accordés au patronat et notamment aux entreprises du CAC40 dont les profits culminent à près de 90 milliards d’euros pour la seule année de 2018. Pas plus cher non plus que les 6000 euros d’exonérations fiscales dont bénéficient chaque année les journalistes qui sont devenus au vu et au su de tous des vassaux de la pensée macroniste et tournant ainsi le dos à un vrai journalisme d’opinion et d’investigation.

Mais au pays de Macron, on préfère combler les déficits en lorgnant sur les maigres compensations des cheminots visant à rendre leur quotidien plus acceptable plutôt qu’en regardant un homme comme Bernard Arnault qui concentre à lui seul 76 milliards d’euros.




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