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Le Havre. Une directrice d’école mutée pour avoir critiqué la réforme Blanquer

La directrice d'une école maternelle du Havre a été sanctionnée et s'est vu mutée de son poste pour avoir émis des critiques sur la réforme Blanquer. Une manifestation était organisée le 29 avril en soutien à cette directrice.

mardi 30 avril

Crédit photo : actu.fr

Dans une école maternelle au Havre, la directrice a émis des critiques vis-à-vis de la réforme Blanquer dans un mail envoyé aux parents d’élèves. Cette réforme, très largement contestée par le corps enseignant, prévoit notamment que des Assistants d’éducation (AED), non-titulaire, puissent remplacer des professeurs pour certaines tâches pédagogiques.

C’est donc dans le cadre d’une mobilisation contre cette réforme, que la directrice d’école a reçu un blâme et une mutation géographique forcée, qui prendra effet en juin. Cette décision de l’inspection académique est fortement contestée par les syndicats SNUIPP-FSU et CGT éducation qui déclarent dans un courrier adressé au Dasen (Directeur académique des services de l’éducation nationale) que : « Cette mutation d’office n’est pas légitime, nous ne la reconnaissons pas comme telle. Notre mobilisation contre les réformes Blanquer et pour une école et des services publics de qualité pour tous va se poursuivre ainsi que la mobilisation contre la répression dont nous sommes victimes ».

Une syndicaliste de SNUIPP-FSU a ajouté : « La directrice a reconnu son erreur, celle d’avoir communiqué en tant que directrice aux parents d‘élèves ses critiques à l’encontre de la loi Blanquer. Mais en plus d’un blâme, elle se voit contrainte à une mutation forcée, c’est assez surréaliste ».

Cette mutation est, en effet, un symptôme de plus de la répression visant toutes les formes de contestation du gouvernement, des gilets jaunes jusqu’aux enseignants en lutte contre cette réforme. Une manifestation en soutien à cette directrice a eu lieu le lundi 29 avril pour dénoncer cette mutation et la répression que subissent les enseignants mobilisés. À la suite de cette manifestation, les enseignants et parents d’élèves présents ont décidé d’envahir le conseil municipal pour protester contre la sanction de cette directrice, au cri de « délation ! »

Dans ce contexte de forte contestation social, le gouvernement et ses sbires s’emploient à une répression sans précédent pour faire taire toute voix dissonante. Mais qu’il s’agisse des Gilets Jaunes ou des enseignants, la répression n’entamera pas notre détermination et doit faire l’objet d’une dénonciation systématique.




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