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Méga-incendie en Gironde : une nouvelle conséquence dévastatrice de la crise climatique

Depuis mardi, deux incendies détruisent la forêt de La Teste-de-Buch et de Landiras en Gironde. Aujourd’hui encore, les feux continuent de ravager le département et plus de 7000 hectares sont déjà partis en fumée. Une nouvelle conséquence de la crise climatique.

vendredi 15 juillet

Crédits photo : AFP

Depuis mardi, les incendies girondins de La Teste-de-Buch et de Landiras n’ont cessé de progresser, les feux ne sont toujours pas maîtrisés et ont déjà détruit près d’un tiers de la forêt de La Teste-de-Buch. Ce vendredi matin le bilan est lourd : plus de 7000 hectares au total de la forêt girondine ont brûlé. Si pour l’instant aucune perte humaine n’est à signaler, des évacuations préventives de domiciles et de campings ont lieu à Landiras, Cabanac-et-Villagrains et Cazaux où 4000 personnes ont dû être évacuées à cause des fumées. Depuis mardi ce sont 11500 personnes qui ont été évacué des environ. Sur le terrain, un milliers de pompiers venus de toute la France tentent de maîtriser un incendie qui progresse à cause des vents défavorables et des températures caniculaires à l’aide de Canadairs, Dash et Beech.

Cet événement tragique n’est pas un cas isolé et les incendies monstres deviennent de plus en plus fréquents dans le reste du pays, ainsi que partout dans le monde. Il y a une semaine, c’était le Gard qui était touché par des incendies, dans le même temps des drames environnementaux avaient aussi lieu en Grèce, ou encore au Portugal. En juin, plus de 30 000 hectares partaient en fumée en Espagne. En Gironde on parle d’ores et déjà d’incendies historiques, car il s’agit des plus importants depuis plus de vingt ans.

Si on entend sur les plateaux des grands médias une petite musique sur les responsabilités individuelles dans le déclenchement des incendies, plus personne ne peut nier la place du climat dans ces catastrophes. On ne nomme plus les rapports du GIEC qui annoncent depuis longtemps maintenant que nous allons vers plus de catastrophes de ce type.

Dans l’immédiat, il faut évidemment donner l’ensemble des moyens nécessaires aux sapeurs-pompiers et professionnels qui s’affrontent aux feux. Aucune économie ne devrait être faite pour le sauvetage des forêts et de l’environnement qui s’embrasent. La question des populations déplacés se pose aussi, et la prise en charge de toutes et tous devraient être une évidence, mais l’on observe encore beaucoup de conditionnement par les assurances ou de manque de moyen des collectivités pour faire face.

Autre problématique : celle du monde agricole durement touché par ces catastrophes environnementales. A travers le monde, la question des pénuries alimentaires est clairement posée et les implications sont nombreuses, comme toujours, les plus précaires seront les plus touchés par ces vagues de chaleurs.
Si le cas bordelais n’est qu’un exemple parmi d’autres, il rappelle l’urgence de se préparer collectivement à faire face à ces catastrophes d’une part, mais aussi à s’organiser pour remédier profondément aux causes de ces dernières. Les premiers impactés par ces phénomènes sont aussi les principaux acteurs qui pourraient y remédier, en s’organisant pour mener la lutte contre celle et ceux qui, s’appuyant et alimentant le capitalisme pour leur profit, détruisent la planète. Nous le disions il y a plusieurs années déjà, la lutte écologique ne peut être qu’anticapitaliste et révolutionnaire



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