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Images violentes sur Twitter

Mise en examen pour avoir publié des exécutions de Daesh, Marine Le Pen se pose en victime

Risquant jusqu’à 3 ans de prison et 75000 euros d’amende pour avoir diffusé des images d’exécutions de l’État Islamique, Marine Le Pen dénonce une cabale médiatique, politique et judiciaire à son encontre, tentant désespérément d’apparaître comme la première opposante au gouvernement mais aussi à Daesh.

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Mise en examen ce jeudi pour « diffusion d’images violentes » par les juges d’instruction de Nanterre, la présidente du Front National a déclaré aux journalistes du Figaro : « J’ai désormais ma médaille de la résistance contre Daech. Je suis donc inquiétée pour combattre le terrorisme. C’est le monde à l’envers ».

La réalité est un peu moins glorieuse. En décembre 2015, piquée au vif par Jean-Jacques Bourdin qu’elle accusait d’avoir comparé le FN à Daesh dans son émission, elle publiait sur Twitter des photos d’exécutions macabres perpétrées par l’État Islamique en taggant Bourdin et RMC/BFMTV. Le texte « Daesh c’est ça ! » accompagnait ces images.

Au début de l’année, c’était Gilbert Collard qui était mis en examen pour des faits similaires. Suite à la même émission, il avait publié la photo d’un homme victime de Daesh, le crâne défoncé, avec la légende suivante : « Bourdin compare le FN à Daech : le poids des mots et le choc des bobos ! ».

Une réaction sur les réseaux sociaux à chaud qui, à l’époque, avait déjà suscité de vives polémiques, autour de la diffusion de ces images morbides. Mais c’est la défense de Marine Le Pen qui laisse le plus songeur. En effet, cette dernière s’érige en principale figure de résistance contre Daesh, revendiquant donc son acte rageur à l’issue de l’émission de Bourdin.

Marine Le Pen dénonce également un acharnement médiatique, politique et judiciaire qui témoignent, selon elle, de sa posture de principale opposante au gouvernement. Elle estime donc qu’on la prend pour cible et qu’elle est la femme à abattre.

Pourtant, au vu de la crise que traverse le FN depuis les présidentielles et de la faiblesse du groupe parlementaire de ce parti d’extrême-droite, il y a fort à parier que Macron ne se sente pas particulièrement inquiet de ce côté-là. Au contraire, le discours de haine véhiculé par le Front National, l’instrumentalisation de l’anti-terrorisme à des fins racistes, permettent au gouvernement de mieux justifier sa violente politique anti-migrants.


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