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Pouvoir d’achat : la majorité des travailleurs n’a en moyenne pas plus de 55€ après le 10 du mois

Une étude menée par RMC estime qu’au mois d’octobre les personnes touchant moins de 2000€ par mois n’avaient en moyenne plus que 55 euros sur leur compte à partir du 10 du mois. Un signe que la précarité s’est aggravée dernièrement, à cause de la hausse des prix. Face à l’inflation, il faut se battre pour les salaires !

mardi 9 novembre

Crédit photo : Philippe Lopez / AFP

Ce mardi, RMC a publié les résultats d’un sondage qui mettent en lumière l’augmentation de la précarité et la baisse du pouvoir d’achat.

L’étude, réalisée à partir d’un échantillon de 7500 personnes, explique en effet qu’à partir du 10 du mois d’octobre, il ne reste plus que 55€ en moyenne sur le compte en banque des personnes ayant un revenu inférieur à 2000€ par mois. Le 10 du mois est retenu comme date butoir, car les enquêteurs estiment qu’à partir de ce moment là, toutes les dépenses contraintes, comme le loyer, le remboursement de crédit, le chauffage ou le téléphone, ont été payées. Par ailleurs selon l’INEE, 56% des salariés gagnent moins de 2000€ par mois et [60% de la population dispose d’un revenu mensuel inférieur à cette somme.

Toutefois si l’augmentation des prix a accentué la précarité pour les classes populaires au mois d’octobre, il faut rappeler qu’en moyenne sur l’année, la même catégorie de la population n’avait en moyenne que 94€ sur son compte en banque une fois le 10 du mois passé. Mais au fil du temps, la barre du 10 du mois est pourtant de plus en plus difficile à supporter : quand au mois de janvier dernier il restait 165€ sur le compte passée cette date, en octobre il n’ y a plus que 55 euros une fois les factures payées. Une accélération qui, si elle peut s’expliquer en partie par le versement de primes en début d’année, est principalement causé par la hausse des prix, notamment de l’énergie. A cause de l’inflation, les dépenses en fioul ont par exemple augmenté de 700€ sur une année pour une ménage , de même que le gaz, alors qu’il s’agit de dépenses imprescriptibles, qui impactent donc lourdement les budgets. Pendant ce temps là, les entreprises du secteur font des profits records, à l’image de EDF qui prévoit 7 milliards de profit pour 2022

Plus largement, cette situation fait écho à la hausse du coût de la vie de manière générale, alors que les prix de l’alimentation et de l’essence continuent eux aussi d’augmenter. Tandis que les patrons eux, continuent de se gaver et comptent bien profiter de l’inflation pour maximiser leurs profits, comme le PDG de Leclerc annonçant encore une nouvelle hausse en novembre, nos salaires en revanche continuent de stagner malgré l’inflation.
Contre les entreprises qui font des records de bénéfices pendant que le reste de la population doit se serrer la ceinture, on ne peut pas se résigner à terminer le mois avec 55 euros en banque. Il est donc urgent de réclamer le blocage des prix de l’énergie, et plus largement d’augmenter les salaires et de les indexer l’inflation.

Pour mettre en lumière les conséquences de la l’augmentation des prix, contactez-nous et envoyez-nous vos témoignages à l’écrit ou en vidéo à [email protected]




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